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Ça qu?il faut?

8 août 2008, 20:00

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Le Sakifo Music Festival reviendra-t-il l?année prochaine ? Bonne question quand on fait le bilan de cette première édition. Difficile de ne pas mentionner tous les pépins dont ont été victimes les organisateurs samedi dernier.

D?abord il y a eu le vent, la pluie et le froid. Puis une marquise qui s?est envolée pour atterrir sur des voitures situées au parking. Un fait qui illustre la violence des rafales qui ont forcé les organisateurs a reporté la suite du premier concert au lendemain. Malgré tous ces pépins, caprices de la nature? le Sakifo Music Festival restera quand même un bon souvenir pour ceux ayant fait le déplacement.

Linzy a été la première à s?élancer samedi soir. Un quart d?heure d?attente dans le froid et la pluie, avant que la douce et chaude voix de Linzy ne vienne donner le départ de cette messe musicale de l?océan Indien. Les premières notes résonnent, douces. Tout en pudeur, Linzy emmène le maigre public en voyage.

Puis c?est au tour de Crossbreed Supersoul d?assurer le show. Avec de l?énergie à en revendre, le groupe de rockeurs invite les auditeurs dans un tout autre registre musical. Le public se lève pour acclamer le groupe phare de la scène rock mauricienne.

Toguna arrive ensuite avec sa musique métissée et embarque l?auditoire vers les rivages d?un reggae bon enfant. Puis, c?est au tour de Bazbaz de monter «lors baz». Une musique aux modulations délirantes compose la prestation de l?artiste. Le public apprécie, mais attend avec impatience un autre artiste : Dionysos.

<B>Modulations délirantes</B>

Mais, ces derniers n?auront le temps d?interpréter que deux morceaux avant que les organisateurs décident d?interrompre le concert. La faute à ce vent trop puissant et à une marquise qui s?est envolée pour atterrir sur le parking. Résultat, la soirée se termine sur une fausse note et la prestation de Tikhen Jah Fakoly est reportée au lendemain.

Dimanche matin, 16 h, direction les Salines à Port-Louis pour le second tour de Sakifo. Pas grand monde, mais le soleil est au rendez-vous. Sur scène, Eric Triton et son blues toujours aussi hypnotique. Ses chansons ouvrent le bal, des festivaliers reprennent en ch?ur les morceaux. L?après-midi s?annonce bien et le blues laisse place à Avial.

Les rockeurs de la Grande Péninsule se font plaisir sur scène. Puis c?est Lelou Menwar et sa Suzane qui prennent le relais. Revenu de sa tournée nord américaine, le prophète du sagaï explose sur scène. Plus mûr et envoûtant que jamais. La foule commence à se densifier, et reste compacte pour accueillir Asa. Le faucon du Nigeria ne se fait pas prier. Crescendo, Asa met le feu à la montagne. Ses tubes sont repris par la foule. Elle est sans aucun doute l?attraction du jour. Elle se trouve belle et le revendique. Elle trouve tout le monde beau et le dit tout haut. Asa bête de scène, laisse place à un autre monstre, Keziah Jones. Compatriotes, tous deux originaires du Nigeria.

Keziah Jones s?éclate, enlève sa veste, hypnotise l?auditoire avec sa guitare. En miroir, la foule, hilare, marche et danse à fond ! La machine s?embraye. On passe à la vitesse supérieure. Dans l?espace-temps du festival, l?air se charge de bonheur. L?odeur de la nature plane dans l?air et la fumée de la liberté se fait sentir. Keziah Jones est bon et il le sait.

Mais, généreux dans l?effort, il embrase les dernières heures de cette première édition du Sakifo.

Eric Triton sous le charme de l?artiste monte sur scène pour une improvisation spectaculaire. Triton et Jones sur la même scène.

Que du bonheur. Puis le public a pu apprécier Tiken Jah Fakoly. La voix du reggae d?Afrique a commencé avec son tube Yen a Marre. La foule crie et l?acclame. Cette dernière n?en a pas marre. Elle en redemande et attend avec impatience la deuxième édition du Sakifo. Certainement, Sakifo moin li di a ou?

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