Publicité
Pékin s?embrase
La Chine a exposé sa modernité à la face du monde en célébrant hier l?ouverture des Jeux olympiques de Pékin, avec pour leitmotiv la grandeur de sa civilisation.
Près de 91 000 personnes étaient présentes au sein du stade national de Pékin et plus d?un milliard de télespectateurs ont assisté à cette cérémonie longue de quatre heures, célébrant l?histoire de la Chine puis celle des Jeux olympiques.
Ce n?est qu?à 00h04 heure locale (18h04 GMT) que l?ancien gymnaste chinois Ning Li, sextuple médaillé aux Jeux de Los Angeles en 1984, a été porté dans les airs par des cables en acier jusqu?au sommet du stade. Suivi par un projecteur, Ning Li a simuél une course le long du toit du Nid d?oiseau avant d?allumer l?immense vasque olympique.
Le président chinois Hu Jintao avait auparavant déclaré ouverts les XXVIe Jeux olympiques d?été de l?ère moderne, après un discours du président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge.
Ponctuée par de spectaculaires feux d?artifices dans toute la capitale chinoise, la cérémonie s?est déroulée sous un ciel lourd et humide, mais celle-ci a été épargnée par la pluie que redoutaient les organisateurs.
Après un décompte en lumière sur la pelouse du Nid d?oiseau, le stade s?est embrasée à 20h00 heure locale (14h00 GMT) avec un feu d?artifice éclatant.
Autre symbole, une armée de 2 008 Chinois a scandé un proverbe de Confucius en martelant des tambours traditionnels pour entamer la cérémonie, chorégraphiée par le réalisateur chinois Zhang Yimou.
Quatorze mille figurants ont ensuite dansé et chanté sur différents tableaux aux effets visuels garantis. Cent millions de dollars ont été consacrés aux cérémonies d?ouverture et de clôture, le double de la facture des Jeux d?Athènes en 2004. Yimou, réalisateur reconnu en Europe et dont un film fut censuré par le parti communiste chinois, avait pour consigne de glorifier les 5 000 ans d?histoire du pays le plus peuplé du monde.
L?invention de la poudre, de l?écriture, des idéogrammes, du papier, la Route de la Soie, la construction de la Grande muraille et la conquête de l?espace ont ainsi été mis à l?honneur tout comme les grandes dynasties des Tang et des Ming.
La grandeur de la Chine devait se lire jusque dans la taille du porteur du drapeau de l?immense délégation, le basketteur Yao Ming, 2,28m. Il était escorté par un petit garçon rescapé du séisme du Sichuan, qui a fait près de 70 000 morts en mai dernier.
A leur entrée, le Nid d?oiseau s?est enflammé une deuxième fois pour acclamer les 639 athlètes qui font du pays organisateur le plus gros contingent de ces JO devant les Américains et les Russes.
Petit détail, deux cent quatre pays ont défilé au lieu des 205 initialement prévus, puisque Brunei a été retiré de ces olympiades faute d?avoir enregistré ses athlètes assez tôt.
Aucune délégation n?a manifesté ouvertement son soutien au Tibet libre, même si deux athlètes allemandes avaient décidé de boycotter le défilé pour des raisons politiques.
Publicité
Publicité
Les plus récents