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Belle Vue et FUEL ne trouvent toujours pas d?accord

1 août 2008, 00:00

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Un litige qui persiste. Le partage des cannes de l?usine de Mon Loisir entre Belle Vue et FUEL reste un sujet de désaccord. La fermeture de Mon Loisir est prévue de par la centralisation, selon le processus que suit la réforme sucrière. Tant que le partage des cannes n?est pas résolu, Mon Loisir ne peut fermer ses portes. Une réunion a été organisée hier par le ministère de l?Agro-industrie avec les représentants des divers acteurs concernés mais n?a débouché sur rien. La fin du mois de juillet avait été fixée par le ministère en tant que date butoir pour la fermeture de l?usine de Mon Loisir. Cette fermeture reste en suspens tant que le problème de partage n?est pas réglé.

Avec le processus de centralisation, les cannes des usines qui ferment sont réorientées vers d?autres établissements parmi les quatre qui resteront ouverts, dont Belle Vue et FUEL. Selon un barème fixé en mars dernier par le ministère de l?Agro-industrie, 300 000 tonnes de cannes provenant de Mon Loisir doivent être allouées à FUEL, et 50 000 tonnes à Belle Vue. Ces quantités n?ont pas satisfait. FUEL, qui avait depuis exprimé son désaccord, envisage aujourd?hui de plus en plus de se tourner vers le domaine légal pour résoudre le litige.

Production énergétique</B>

Si les discussions ont jusqu?ici piétiné, les parties concernées tentent toujours de trouver une solution autre que celle de la justice. Cyril Mayer, de Belle Vue, confirme que l?établissement «espère être en mesure de soumettre une offre à FUEL dans les semaines à venir».

La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) poursuivra quant à elle son rôle de médiateur. Le président de la MSPA, Gilbert Espitalier-Noël, fait cependant ressortir que l?association ne peut intervenir dans une autre mesure. «On a beaucoup travaillé dans les coulisses pour faire progresser les discussions entre deux de nos membres mais nous n?avons pas le pouvoir de donner des directives», souligne-t-il.

Du côté des autorités, l?agacement face à la situation s?est fait sentir. Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, a d?ailleurs évoqué un «orgueil» qui empêcherait le progrès. «Belle Vue et FUEL, et surtout FUEL, sont en train de donner le signal qui équivaut au ralentissement de la réforme.» Il évoque notamment les indicateurs de performance qui déterminent l?obtention de soutien financier de l?Union européenne. La fermeture des usines identifiées fait partie de ces indicateurs de performance.

«Je comprends l?énervement et l?impatience du ministre mais je pense qu?il n?y a pas d?intérêt de la part des directions concernées de ralentir la réforme», soutient Gilbert Espitalier-Noël. «Les deux parties concernées sont tout à fait favorables à la réforme.»

Le litige entre Belle Vue et FUEL a aussi souvent été évoqué comme un litige entre la famille Harel, qui siège au conseil d?administration de Belle Vue, et la famille Lagesse, qui constitue le bloc du côté de FUEL. D?autres parties évoquent aussi les intérêts liés à la production énergétique. «C?est avant tout une querelle pour la bagasse pour la production d?énergie», estime Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union qui regroupe, entre autres, les artisans de l?usine de Mon Loisir.

Ils sont quelque 150 employés à attendre la fermeture de cette usine. Lall Deonath, qui participait hier à la réunion, souligne que ces employés «attendent depuis 2004». S?ils restent actuellement salariés, ils recevront à la fermeture de l?usine leur pension anticipée selon les barèmes prévus par le Blueprint de l?industrie sucrière.

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