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? La MASA fait bonne figure en Afrique ?

19 juillet 2008, 00:00

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<B>Quel est le but de cette réunion ? </B>

Elle fait le point sur la gestion collective et la protection des droits d?auteurs en Afrique. Elle est aussi un tremplin pour l?assemblée générale qui se tiendra au Burkina Faso en novembre prochain.

<B>Quel est votre opinion sur le travail de la MASA ?</B>

La société mauricienne des droits d?auteurs est en accord avec les règles établies par la CISAC. C?est la raison pour laquelle, Gérard Louise, président de la MASA assure le poste de vice-président au sein de ce comité africain. La MASA fait bonne figure sur le continent africain. Si nous sommes ici, c?est pour soutenir ses actions.

<B>Est-il important pour la MASA d?avoir son autonomie ? </B>

Oui. C?est important. Comme cela, il n?y a pas d?ingérence de l?Etat. Cette autonomie devient une obligation pour une bonne gestion et pour améliorer ses performances.

<B>Quelle est la situation de la protection des droits d?auteurs en Afrique ? </B>

En Afrique, la protection des droits d?auteurs est abordée de diverses façons. La propriété intellectuelle et artistique est un processus qui implique l?utilisation de l?esprit, c?est-à-dire, la création. Et sa protection dépend du respect qu?on a pour elle.

Si cette propriété est respectée, elle participera au développement économique du pays. Ce sera sans nul doute un catalyseur. La CISAC, qui regroupe tous les bureaux des droits d?auteurs du continent travaille pour que leurs droits soient respectés. Nous adoptons une politique uniforme.

<B>Quel est le but des sociétés de gestion collective en Afrique ?</B>

Défendre les intérêts des artistes et protéger leurs droits. On accorde les autorisations pour obtenir les redevances des droits d?auteurs et on répartit les revenus aux artistes. Il faut malgré tout améliorer la qualité du travail. Car, il y a encore des pays en Afrique, comme la Libye, le Gabon, où il n?existe pas des bureaux de droits d?auteurs. Aucune redevance n?est versée aux artistes.

<I>« L?Etat doit avoir un droit de regard, sans plus. Il doit surveiller que les choses se passent bien. »</I>

<B>Les états africains soutiennent-ils cette démarche ?</B>

L?Etat à l?obligation de mettre en place ce système de protection. Partout où il y a des sociétés des droits d?auteurs les lois existent. L?Etat doit instituer une infrastructure juridique pour permettre à ces sociétés de travailler convenablement.

<B>Y a-t-il de l?ingérence ? </B>

L?action du gouvernement doit être mesurée. Il ne faut pas qu?elle fasse la confusion entre tutelle et ingérence. Il faut faire la distinction en soutien et gestion. L?Etat doit avoir un droit de regard, sans plus.

Il doit surveiller que les choses se passent bien. Comme on dit chez nous : «La peur du gendarme est le commencement de la sagesse.»

<B>Quel est le plus gros problème que rencontrent les auteurs africains?</B>

Le respect. Les cultures font qu?en Europe par exemple, on respecte plus les lois qu?en Afrique. Il y a une considération, «l??uvre de l?esprit», que le continent n?applique pas. Il y a toute une éducation à faire. Il n?est jamais trop tard. Je suis optimiste pour une Afrique plus respectueuse des droits d?auteurs.

<I>Propos recueillis par</I> <B>Stephan JAUFFRET-REZANNAH</B>

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