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Les arrestations se poursuivent

21 juin 2008, 20:00

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Les interpellations se poursuivent dans l?enquête sur le décès de la petite Selvee. Après le Dr Prishia Oree, c?est au tour du Dr Rukaiya Bibi Aubdool d?être entendue par la police. Cette dernière, affectée à l?hôpital du Nord, a été interrogée par la police mercredi aux Casernes centrales. Elle est soupçonnée d?avoir effectué un diagnostic incorrect sur Selvee, la privant ainsi de soins appropriés. Ce que rejette la principale concernée, qui était accompagnée de son homme de loi, Me Yousuf Mohamed. La doctoresse a été présentée devant le tribunal de Pample-mousses mercredi, avant d?être libérée sous caution.

Victime d?une allergie, Selvee avait été transportée d?urgence à l?hôpital du Nord dans la soirée du 10 avril dernier. Les médecins ont sur place diagnostiqué une infection respiratoire et ont prescrit à la fillette du Panadol, des gouttes nasales et un gargarisme. Selvee a ensuite été autorisée à rentrer chez elle malgré les protestations de ses parents qui désiraient qu?elle reste en observation comme cela avait été le cas par le passé, pour des symptômes similaires.

Quelques heures plus tard, alors que la fillette se trouve chez elle, à Pample-mousses, son état de santé se dégrade. De retour aux urgences, Selvee, qui se trouve dans un état critique, décède quelques heures plus tard. L?autopsie, pratiquée par le docteur Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, a attribué la cause du décès à un ?dème du larynx.

Une enquête, initiée peu après par le ministère de la Santé, avait mené à la suspension de trois membres du personnel de l?hôpital. Ils sont soupçonnés d?avoir falsifié des documents afin de dissimuler un acte de négligence. Pendant ce temps, l?enquête menée par le Central Criminal Investigation Department (CCID) a conduit à l?arrestation d?un médecin affecté à l?hôpital du nord, Prishla Oree. Longue-ment interrogée, celle-ci a maintenu n?être en aucun cas mêlée au décès de la fillette et affirme avoir agi avec professionnalisme.

Ce qu?affirment également certains des collègues des deux doctoresses arrêtées. « Elles ont toujours été très consciencieuses dans leur travail. Nous avons peine à croire qu?elles auraient pu faire un mauvais diagnostic », soulignent-ils. Un avis qui n?est pas partagé par d?autres, plus prudents. Quoi qu?il en soit, l?ambiance dans les différents services de l?hôpital s?est considérablement dété-riorée ces dernières semaines. « Cette série d?arrestations et de suspensions met tout le monde à cran. Nous avons du mal à croire que tant de gens se seraient concertés pour tenter de dissimuler une quelconque négligence médicale », laisse entendre un médecin affecté à l?hôpital du Nord. Une situation d?autant plus tendue que d?autres membres du personnel, de service le 10 avril dernier, pourraient être entendus dans les jours qui suivent.

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