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Revue de la presse

21 juin 2008, 00:00

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Revue de la presse

<B>CYBERPRESSE

Une fausse «miss météo en burka» crée la polémique en Belgique</B>

Ce qui n?était en réalité qu?un gag, la présentation de la météo mardi sur la télévision régionale bruxelloise par une jeune femme voilée à la mode musulmane, a provoqué jeudi une polémique en Belgique. Depuis plusieurs mois, Télé Bruxelles fait présenter chaque jour sa météo par un ou une de ses téléspectateurs, une séquence d?une trentaine de secondes réalisée par une société extérieure.

Mardi soir, une jeune femme est apparue à l?écran avec une sorte de grand foulard bleu-gris lui couvrant les cheveux et le visage, ne laissant apparaître que ses yeux cachés derrière des lunettes. Le sous-titre indiquait qu?il s?agissait de «Fadila Blue Girl», originaire de Molenbeek, une commune bruxelloise à forte population immigrée. L?affaire de la «présentatrice en burka», comme l?ont baptisée les journaux belges, a été aussitôt dénoncée par la section bruxelloise du parti libéral francophone, le Mouvement réformateur (MR).

Sa présidence Françoise Bertieaux, interviewée par la châine privée RTL-TVI, s?est indignée de ce qui était à ses yeux soit une plaisanterie de mauvais goût, soit une forme de prosélytisme mal venue. Selon RTL-TVI, il s?agit en fait d?un «gag» réalisé par le caméraman tournant habituellement la séquence, avec la participation de sa petite amie, sans en avertir le téléspectateur. La direction de Télé Bruxelles s?est dit «ulcérée» par cette diffusion, pointant du doigt la société de réalisation mais reconnaissant que «le contrôle interne avait fait défaut».

La chaîne a retiré le clip de son site Internet et présenté ses excuses à l?antenne. L?association des journalistes de Télé Bruxelles a publié un communiqué déplorant la diffusion de cette séquence, «qui ne peut que porter atteinte à la crédibilité de la rédaction».

<B>Le marié était un hermaphrodite?</B>

Un couple soupçonné d?être du même sexe a été libéré de prison lundi au Paraguay, à la suite d?un examen médical qui a permis de déterminer que le marié était un hermaphrodite.

Le procureur Jose Planas avait ordonné l?incarcération du couple après le mariage civil vendredi dernier, quand le prêtre qui devait célébrer la cérémonie religieuse le jour suivant avait annoncé avoir reçu un appel affirmant que l?époux, Jesus Alejandro Martinez, était en réalité une femme.

Les mariages entre personnes du même sexe sont illégaux au Paraguay, et la nouvelle de l?arrestation du couple avait nourri toutes les conversations. Jose Planas avait menacé Martinez de cinq ans d?emprisonnement pour falsification de documents et expliqué qu?il pourrait inculper la mariée, Blanca Estigarribia, de complicité. Mais le couple a été remis en liberté lundi. Un docteur qui a examiné Martinez en prison a déclaré qu?il était hermaphrodite, avec des organes génitaux féminins atrophiés et des organes génitaux masculins bien développés, selon l?avocat du couple Jorge Cantaro. «Conclusion : c?est un homme», a souligné l?avocat. «Ce dossier va aux archives», cela «restera comme une anecdote pour les médias et une mauvaise expérience pour mes clients».

Jesus Alejandro Martinez, qui a quelques traits féminins, a précisé qu?il soupçonnait une ancienne petite amie d?avoir appelé le prêtre. «J?ai toujours eu le sentiment d?être un homme, sans inclination féminine», a-t-il dit. Il a ajouté que le couple continuerait de vivre dans la région frontalière proche de la ville argentine de Clorinda où, a-t-il dit, «tout le monde nous connaît et nous aime».

<B>ASSOCIATED PRESS

Des toilettes réservées aux travestis dans une école thaïlandaise</B>

Une école rurale Thaïlandaise vient d?inaugurer des toilettes pour travestis, réservés aux jeunes garçons qui viennent en cours habillés en filles. L?établissement Kampang (province de Sisaket), avait en effet réalisé une étude au dernier trimestre montrant que plus de 200 des 2 600 élèves se considéraient comme «transgenre», explique son directeur, Sitisak Sumontha.

Au retour des vacances en mai, l?établissement a donc dévoilé de nouvelles toilettes unisexes, portant comme symbole une silhouette coupée en deux, pour moitié un homme dessiné en bleu, pour l?autre une femme en rouge. Il est indiqué en-dessous «toilettes pour travestis». Une nouveauté saluée par trois étudiants, venus se repoudrer le nez et s?épiler les sourcils au passage. «Ça me fait tellement plaisir», confie Vichai Sangsakul, qui porte une petite coupe courte ébouriffée agrémentée d?une barrette rose. «Cela fait mauvais genre d?aller dans les toilettes des filles. Que penseraient les gens?», a-t-il expliqué sur la nouvelle chaîne thaïlandaise PBS.

Si les régions rurales de Thaïlande restent très conservatrices sur bien des points, l?initiative de l?école Kampang reflète un autre aspect de la société thaï : sa tolérance vis-à-vis de la très visible communauté transgenre, qui regroupe travestis, transexuels ou hermaphrodites.

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