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Le CP : «Nos policiers ne sont pas formés en ?disaster management?»
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Le CP : «Nos policiers ne sont pas formés en ?disaster management?»
Un comité qui pourrait ne pas servir à grand-chose. Il s?agit du Cyclone and Other Natural Disaster Committee qui se réunit en cas de catastrophes naturelles. Hier, le commissaire de police par intérim, Dhun Iswar Rampersad, a mis en exergue le fait que les policiers n?ont aucune formation de gestion en cas de catastrophe naturelle.
Il intervenait lors des travaux du Fact-Finding Committee après les incidents à Mont-Goût le 26 mars dernier ; c?était au tour de la police de faire sa déposition. «Certains policiers ont suivi des stages à l?étranger. Mais la plupart d?entre eux se basent sur leur expérience», déclare le commissaire de police par intérim. Il ajoute que la mise sur pied d?une équipe spécialisée en gestion de catastrophe naturelle «sera très coûteuse».
«On se fie a notre expérience»</B>
«De quel type de calamité parle-t-on ici ?» s?est interrogé Dhun Iswar Rampersad. Selon lui, les catastrophes naturelles ne requièrent pas toutes les mêmes techniques de sauvetage. «Nous avons eu des cyclones très violents mais ce qui s?est passé le 26 mars est un phénomène rarissime. On n?y était pas préparé.» Le commissaire par intérim fait référence aux inondations qui avaient notamment causé la mort de deux personnes à Mont-Goût.
Le commissaire de police est rejoint dans ses propos par son adjoint, Mario Nobin. «Nous n?avons pas reçu de formation formelle. Mais on se fie à notre expérience du terrain pour sauver des vies.»
L?expérience du terrain, c?est justement ce qui a permis aux hommes du Northern Divisional Commander, l?assistant commissaire de police Pregassen Vuddamallay, de limiter les dégâts à Mont-Goût. Il est un des rares témoins à avoir été au centre des événements lors de ces inondations.
Pregassen Vuddamallay explique que, ce jour-là, il était à pied d??uvre à Pamplemousses en compagnie de ses hommes. Ils sont venus en aide aux passagers d?un autobus à la dérive à la hauteur du jardin botanique. «Le niveau de l?eau avait atteint plus d?un mètre de haut», raconte Pregassen Vuddamallay.
«Quand je suis arrivé à Mon-Goût, la situation était tendue. Un enfant a attrapé ma main et m?a dit : ?mo ser inn alle. Mo pann capav trap li?», se rappelle le Divisional Commander du Nord.
Il raconte qu?il a réuni la douzaine de policiers qui était là et a mis en place un effectif pour retrouver les disparus. «Une dizaine de civils nous ont rejoints. On a repêché les deux cadavres 500 mètres plus loin.»
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