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Union des cultures
Le départ sera donné le 21 juin, à la cité Père Laval à Quatre-Bornes. Suivront une douzaine de dates, dont le 28 juin au St Mary?s College, à Rose-Hill. Toutes les représentations sont gratuites.
Un bois issu du sol de Maurice. Enraciné dans les cultures d?ici. Un arbre vivifiant, multicolore qui donne des fruits particuliers et qui respire le mauricianisme. Une mélodie particulière résonne dans la salle au sous-sol de l?Art Academy. Pas de séga, pas de la musique orientale mais une «sonorité mauricienne.»
Le tabla converse avec la ravanne et le djembé. L?Afrique et l?Asie, et même l?Occident avec une voix d?opéra, se retrouvent dans cette alliance d?influences qui projette l?image d?une île Maurice unie. C?est le conte d?un peuple métissé, tissé de lianes du même arbre. Une branche pour s?accrocher et se retrouver. Tous frères d?une même terre.
Il n?est ici pas question de fusion mais d?union entre les cultures qui font la nation mauricienne. Au travers de danses, de musique et de mots, ce collectif d?artistes laisse rayonner «l?existence du terme mauricianisme.» Ebony, explique Sanedip Bhimjee, dirige les gens vers la pensée mauricienne.
«La fusion crée la confusion»</B>
«Depuis notre rencontre, cette équipe évolue au fil des échanges, des mélanges. C?est un laboratoire musical et artistique. C?est un processus pour faire de l?art le véhicule pour promouvoir l?unicité,» ajoute Sanedip Bhimjee. Ebony, n?est pas un collage, une fusion de divers styles ou influences de notre île. «La fusion crée la confusion, ici on parle d?union pour renvoyer l?image du mauricianisme,» ajoute Sanedip.
Cette tournée d?Ebony fait suite au succès de la représentation de ce spectacle lors du Festival Kreol, en décembre dernier. Un extrait de ce spectacle a aussi été présenté lors de la fête organisée pour les 40 ans de l?Indépendance aux Champ de Mars ainsi qu?en Angleterre, le 17 mars dernier, toujours dans le même cadre.
L?équipe composée d?Eric Triton, d?Anna Patten, de Sanedip Bhimjee, de Véronique Zuel, pour ne citer qu?eux, est soutenue par des bienfaiteurs qui veulent que ce spectacle soit exposé à un plus grand public. «Au total, nous sommes à 16 avec des danseurs et d?autres musiciens,» souligne Sanedip Bhimjee.
Au travers d?une tournée de proximité, sous des marquises avec des chaises pour mille personnes «sans de places réservées,» Ebony exposera les couleurs de notre île. Le but est de permettre à tout le monde de voir, de vivre ce spectacle. Ebony est d?une durée d?une heure et demie. La première représentation aura lieu à la cité Père Laval à Quatre-Bornes. Le quartier d?Eric Triton. «C?est l?endroit qui m?a vu naître mais je n?ai jamais donné un concert dans ce quartier. Ce serait un honneur pour moi de me produire ici,» explique Triton. Cette tournée devrait prendre fin en septembre. Les autres lieux où Ebony se tiendra seront communiqués ultérieurement.
<B>Des mots d?artistes</B>
Ebony est une expérience humaine. Les têtes pensantes de ce projet s?expriment avec leurs mots pour dire l?émotion que procure ce projet.
● Sanedip Bhimjee : «Passion extrême»
● Anna Patten : «C?est une création qui n?a jamais été présentée à Maurice. Ce n?est pas un collage mais un mariage à tous les niveaux. Il faut créer une musique identitaire de notre île, qui reflète ce que notre île est dans son ensemble et non un fragment d?île.»
● Eric Trio : «Une renaissance.»
● Sangeeta Deerpaul : «C?est un immense plaisir de partager des choses avec ces gens, surtout Sanedip et Anna que je connais depuis très longtemps. Ce projet qui va vers la création de la pensée mauricienne est quelque chose de très bien.»
● Véronique Zuel : «C?est une superbe initiative. Avec Ebony on va trouver notre propre identité mauricienne. L?identité est pour moi un thème très important. C?est un partage et un immense bonheur de faire partie de cette aventure. »
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