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La pomme de terre : culture du futur

7 juin 2008, 00:00

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Crise oblige, la sécurité alimentaire est à l?agenda. Le ministre des Finances explique que sa stratégie se décline sur plusieurs axes, dont des partenariats régionaux. Rs 1 milliard est alloué au Food Security Fund. La culture de la pomme de terre fait l?objet de nombreuses mesures annoncées à ce chapitre. L?objectif énoncé par rapport à sa production est celui de l?autosuffisance, mais avec une petite spécificité : la stratégie préconise, en effet, de faire passer la production locale de 50 % à 80 % et de produire les 20 % restants au niveau de la région, notamment à Madagascar.

Le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI) chapeautera la production de 500 tonnes de semences de pommes de terre. Rs 10 millions seront allouées à la MSIRI et à l?Agricultural Research and Extension Unit pour la production de variétés de pommes de terre, d?oignons et de tomates.

Le Project Implementation Committee (PIC), sous la Mauritius Sugar Authority (MSA), aura pour but d?encourager la culture entre-ligne de la pomme de terre. Seront aussipréparés, entre 2009 et 2013,1 000 hectares à être utilisés pour les légumes.

Le PIC devra également superviser la création de compagnies commerciales par les planteurs. Celles-ci pourront louer à bail des terrains parmi les 1 000 arpents qu?obtiendra l?Etat des sucriers, suite à l?accord de décembre dernier.

Les planteurs seront aussi encouragés à mettre sur pied un National Auction Market. Dans cette optique, le PIC concevra un plan de fonds de garantie avec le concours des banques pour l?achat de véhicules et d?équipement pour les plantations. La ligne de crédit de ce plan sera de l?ordre de Rs100 millions.

<I>Fonds degarantie avec le concoursdes banques pour l?achatde véhicules...</I>

En ce qui concerne le bétail, le ministre des Finances admet que «la réduction de la dépendance sur le b?uf est complexe et devrait être vu en tant qu?objectif sur le long-terme». Mais il estime que le principal est de maintenir l?autosuffisance en volaille. Dans cette optique, le maïs va être inclus «en tant qu?un des produits prioritaires dans les négociations futures pour les partenariats régionaux par rapport à la production alimentaire».

Afin de soutenir une stratégie orientée vers la région, Rama Sithanen annonce la création d?une Regional Food Security Company (RFSC). Celle-ci fera la promotion d?investisse- ments locaux et étrangers et engagera les négociations pour «des terres qui lui seraient allouées et qu?elle louerait pour des plantations». Elle effectuera aussi la liaison avec l?organisme du COMESA qui gère ce type d?activités. L?actionnariat du RFSC sera ouvert à divers organismes et parties.

Un Aquaculture Master Plan a été préparé. Il vise une production de 40 000 tonnes par an. Dans cette optique, le nouveau Fisheries and Marine Resources Act sera amendé.

Au niveau de la fiscalité, la taxe à valeur ajoutée (TVA) sera enlevée sur trois types de produits chimiques solubles utilisés notamment pour les cultures hydroponiques.

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