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Star engagée

7 juin 2008, 00:00

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Star engagée

Rencontrer Zucchero n?est pas une mince affaire. Il faut avant tout avoir de la patience et aussi respecter les règles du jeu. Etre à l?heure et ne pas dépasser les horaires fixés. Après avoir réussi à franchir ces étapes, Zucchero est tout à vous. Blouson cuir, lunette qui va avec.

Pour sa première visite chez nous, l?Italien s?est dit « très content » d?avoir pu jouer pour le public mauricien. «J?étais un peu anxieux par rapport à la réceptivité du public. J?ai été surpris par son accueil. C?était chaleureux.» Il aimerait bien revenir, dit-il, pour un autre « concert au soleil, en plein air, mais aussi en vacances, pour découvrir un peu du pays. Je vais revenir. La nature est très belle ici.»

Après Maurice, il revient sur sa musique, sa carrière. Plus de trente ans dans la stratosphère de la musique. Il est encore au meilleur de sa forme. La formule ? « Il est toujours difficile pour un artiste de se renouveler tout en restant le même. J?aime les expériences. J?ai de nouveaux trucs, mais ma musique à moi c?est le blues, le rock, la soul et la mélodie méditerranéenne. Pour durer, il faut être frais tout le temps,» explique Zucchero.

Musicien certes, Zucchero est aussi un homme engagé. Il participera bientôt à un concert au profit de la lutte contre le sida à Londres. Un événement qui s?inscrit dans le cadre des 90 ans de l?ancien président sud-africain Nelson Mandela. Il partagera la scène avec Paul Rodgers, Razorlight, Annie Lennox, Simple Minds, Amy Winehouse?

« En tant qu?artiste, je sens que je dois aider les gens qui en ont besoin. Le peu qu?on puisse offrir pour sauver la planète est important. Concernant le sida, on doit dire aux jeunes que la situation est grave. Je m?engage dans des actions sociales quand je sais que les gens derrière sont honnêtes, comme Bono (U2) ou Sting. Avec Luciano Pavarotti on a construit des maisons pour des enfants dans plein de pays, notamment en Yougoslavie,» souligne l?italien.

« Le concert pour Mandela sera un grand rendez-vous. Il y aura Amy Winehouse que j?aime beaucoup. J?aime aussi Duffy.» En parlant de nouveaux talents, il explique qu?il y en a beaucoup aujourd?hui mais que le problème est le «manque de soutien. Il y a une grande difficulté pour les jeunes artistes de pérenniser. Si un chanteur fait un mauvais album, la production le jette.»

Evoquant son rôle dans la réussite des carrières de nouveaux talents, comme Andrea Bocelli, il raconte que ce ne fut pas aussi évident que cela en à l?air. «Quand j?ai présenté Bocelli à des maisons de production en Italie, personnes ne voulaient de lui. J?ai décidé de le lancer moi-même. Et il fut une révélation avec la chanson Time to say goodbye. » Il a aussi lancé la carrière de sa fille. « Sa carrière marche bien. Elle travaille sur son deuxième album, qui a récolté des critiques positives. »

Si plus de 30 ans après, il est encore présent, il se dit « être chanceux.» « J?ai aussi du talent, je crois. J?ai surtout eu le courage d?aller de l?avant. Quand j?ai débuté avec mon blues, on ne voulait plus de moi à un certain moment. Mais j?avais cette envie d?avancer. Je suis un peu chanceux, car je fais un métier qui me fait découvrir le monde. Le seul problème, est que je ne suis jamais à la maison pour être avec mes enfants. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie,» conclut Zucchero.

Après cette tournée, où il a passé près de deux ans sur les routes, Zucchero entrera en studio au début de 2009 pour enregistrer son nouvel album.

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