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Air Mauritius et la Mauritian Wildlife Foundation s?allient pour l?environnement

6 juin 2008, 00:00

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«One take-off, one tree.» Quelques mots qui veulent tout dire pour qualifier l?accord signé hier par Air Mauritius et The Mauritian Wildlife Foundation au Paille en Queue Court, à Port-Louis. Le but : qu?Air Mauritius affirme encore plus, de cette manière, l?intérêt qu?elle porte à l?environnement. Lone Raffray, Fundraising Manager de la Mauritian Wildlife Foundation, fait d?ailleurs ressortir que la journée mondiale de l?Environnement ayant été célébrée hier, c?était un «bon jour pour annoncer ce partenariat».

Manoj Kumar Ujoodha, directeur général d?Air Mauritius, estime qu?afin d?attirer des touristes haut de gamme, il faut aussi donner un signal très fort en ce qui concerne l?environnement. Cela fait d?ailleurs un moment que la compagnie s?en soucie. L?e-ticket, qui a été généralisé depuis le 1er juin, vise, par exemple à faire que moins d?arbres soient abattus pour la production des billets d?avion.

Jacques Julienne, directeur exécutif de la Mauritian Wildlife Foundation, voit en Air Mauritius un partenaire privilégié pour les aider et les soutenir dans leur projet. Il ne s?agit pas d?un soutien financier uniquement, mais aussi d?autres facilités, notamment un contrat accordant des avantages aux membres de la fondation devant voyager par les courriers d?Air Mauritius à la Mauritian Wildlife Foundation.

La mission de la Mauritian Wildlife Foundation est de sauver les espèces indigènes en voie de disparition. Ce que beaucoup de Mauriciens ignorent, souligne-t-elle, c?est que leur pays occupe la troisième place mondiale concernant les espèces indigènes en voie de disparition. Il reste à Maurice moins de 1,4 % de plantes indigènes comparé à ce qui s?y trouvait avant l?arrivée de l?homme et le début de la civilisation.

Parmi certaines des espèces restantes, il ne reste qu?une dizaine de spécimens. Le combat de la fondation est ainsi de sauver ce qui reste et d?assurer leur survie. Le projet ne se limite cependant pas à Maurice. Il concerne aussi Rodrigues. Environ 300 plantes devraient y être plantées dans les années à venir afin que soient protégées la faune et la flore indigènes, également menacées.

<B>L.W.</B>

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