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Adoption refusée malgré un premier rapport favorable
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Adoption refusée malgré un premier rapport favorable
Déception pour Maryline. Cette Mauricienne vivant en France avait fait une demande, à Maurice, pour l?adoption d?un bébé de cinq mois aux besoins duquel sa mère a déclaré ne pouvoir subvenir. Mais la juge Premila Balgobin a rejeté cette demande.
Maryline travaille en France comme Personal Assistant pour le compte de la compagnie Asset Management. En mai 2003, elle épouse un Français. Ils décident d?adopter un enfant à Maurice où ils viennent souvent. Ils y possèdent même une maison. Ils font la connaissance d?une femme qui souhaite faire adopter son bébé.
Le bébé reste ainsi, depuis sa naissance, avec le couple qui lui donne à la fois la tendresse et les soins dont il a besoin. Maryline estime donc qu?il est dans l?intérêt de l?enfant qu?elle soit adoptée par elle à Maurice et par son mari en France.
La mère biologique affirme, dans son affidavit, qu?elle est divorcée depuis septembre 2007 et que sa fille est née d?une relation qu?elle a eue avec un touriste australien de passage à Maurice. C?est elle qui a déclaré la petite mais elle dit ne pas avoir les moyens de la nourrir.
Le Senior Probation Officer a soumis un rapport favorable à l?adoption du bébé. Mais le ministère public est d?un avis contraire. Il avance trois points : d?abord, qu?une autorisation doit être obtenue des autorités compétentes pour adopter une mineure étrangère, ensuite que le feu vert du National Adoption Council est nécessaire et finalement que l?enfant est normalement adopté par les deux parents.
La juge a attiré l?attention sur le fait que dans ce cas précis, l?enfant à être adoptée n?est pas une mineure étrangère mais une Mauricienne. Parlant ensuite du fait que le mari de Maryline a l?intention de faire une demande d?adoption du bébé en France plus tard, elle a expliqué que depuis 1980, la législation ayant trait à l?adoption est particulière en elle-même et se distingue par son originalité par rapport au droit français. En faisant une éventuelle demande en France, le mari de Maryline outrepasserait donc «our legal and procedural requirements».
La juge a ainsi fait ressortir que la demande d?adoption du bébé pourrait être considérée seulement si elle était faite par le couple à Maurice.
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