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Les techniques d?investigation de la police sévèrement critiquées
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Les techniques d?investigation de la police sévèrement critiquées
Le juge Paul Lam Shang Leen n?y est pas allé de main morte en ce qui concerne les techniques d?investigation policières. Dans son jugement, prononcé en cour d?assises vendredi, en faveur de Michel Gugan, poursuivi pour trafic d?héroïne, il blâme sévèrement la police et ses méthodes. «Je ne comprends pas pourquoi les officiers de l?ADSU ne s?étaient pas équipés de caméras lors de l?opération. Cela aurait mieux soutenu le témoignage des policiers qui ont parfois déposé comme des perroquets, récitant des leçons apprises par c?ur.»
L?affaire remonte au 9 juin 2006. Une enquête placée sous la supervision de l?assistant commissaire de police Clifford Parsad aboutit à l?arrestation de Michel Gugan, cleaner chez Airports of Mauritius Limited (AML). Selon le témoignage des officiers de la brigade anti-drogue en cour d?assises, Michel Gugan aurait récupéré 936 grammes d?héroïne du vol MK 749, qui venait d?atterrir à l?aéroport de Plaisance. Il est arrêté sur le champ et placé en détention.
Le suspect fait trois dépositions, dans lesquelles il rejette en bloc les accusations portées contre lui. Sa version ne corrobore pas celle de la police. Si cette dernière souligne qu?il a été arrêté sur le tarmac, Michel Gugan maintient, lui, qu?il a été arrêté alors qu?il était dans les locaux d?AML. Le suspect avoue cependant qu?il avait été approché par un collègue pour récupérer la drogue. Effrayé, il se serait toutefois rétracté par la suite. Mais les policiers persistent et signent. Ils sont convaincus que Michel Gugan est un maillon dans ce trafic. Le suspect est détenu pendant environ deux ans.
«Une perte de temps»
Le juge Paul Lam Shang Leen a relevé plusieurs contradictions dans le témoignage des enquêteurs en cour d?assises. «Je trouve que c?est une perte de temps que de convoquer des témoins dont la mémoire s?est effacée avec le temps et qui se contredisent, alors que l?opération aurait pu être facilement filmée», a-t-il déclaré avant de clore le prononcé de son jugement.
Pour Michel Gugan, c?est le soulagement. L?important désormais c?est de «regagn mo travail».
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