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BP 247

3 juin 2008, 00:00

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Donner un sens à la sexualité

PILS, en collaboration avec la Mauritius Family Planning Welfare Association, vient de publier un livret d?éducation sexuelle, Les garçons ? les filles. (...) Toutefois, l?éducation sexuelle des jeunes doit être intégrale tant dans le contenu que dans la forme. C?est pour cette raison qu?il est préférable de parler d?éducation à l?amour ou à la vie. Des buts qui donnent à la sexualité humaine, tout son sens. Sans valeurs et sans la dimension spirituelle de la personne, on risque de se centrer seulement sur l?aspect «technique» de la sexualité, comme c?est le cas, malheureusement, dans cette brochure. En éducation encore, on ne peut pas faire l?économie de répondre aux questions importantes : c?est quoi l?amour ? Pourquoi l?homme est sexué ? Quels sont les buts de la sexualité humaine ?

(...) Les auteurs de ce livret oublient que le sexe ne peut être séparé de la culture et de la religion, chose importante dans un pays où la plupart des citoyens affichent publiquement une appartenance religieuse et culturelle.

La morale a besoin de points de repère, c?est pour cela que des phrases comme «c?est à toi d?en décider» (Les filles, p.12/ Les garçons», p. 13), posent la personne comme responsable de ses actes. C?est oublier que l?individu ne décide pas seul de ce qui est bien ou mal ; il y a des valeurs objectives. Le désir non plus n?est pas l?unique critère de la valeur d?un acte moral...

En ce qui concerne la conception de la vie humaine, la vie commence depuis la rencontre du spermatozoïde et de l?ovule. Dès la fécondation, nous sommes devant un être humain. (...) La pilule du lendemain est une méthode abortive et non-contraceptive, car elle empêche l?implantation de l?ovule fécondé et non la fécondation. Elle tue donc un être innocent et sans défense. Il s?agit d?un crime. Et ce n?est pas éducatif de banaliser des comportements sexuels désordonnés comme par exemple la masturbation, l?homosexualité?

(...) Le défi, c?est faire travailler ensemble les parents, les éducateurs, les instances publiques et les responsables religieux, pour éviter ainsi que nos jeunes soient, encore une fois, mal informés et que l?éducation sexuelle exclut les premiers responsables de ces enfants, les parents.

Dr. Heriberto Cabrera Prêtre Catholique

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