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Marie Linley Savriacooty acquittée
Marie Linley Savriacooty ne sera plus inquiétée par la justice. L?accusation d?« effecting public mischief », qui avait été logée contre elle a été rayée jeudi par la cour intermédiaire. La magistrate a, dans son jugement, estimé que les preuves accréditant la thèse de l?automutilation n?étaient pas suffisantes.
Marie Linley Savriacooty avait été retrouvée le 27 juin 2006 dans un champ de cannes. Elle allègue avoir été kidnappée un peu plus tôt à Rose-Hill par trois individus. Ces derniers, avait-elle expliqué, lui auraient appliqué, sur le visage, une compresse imprégnée de chloroforme et elle aurait perdu connaissance.
Toujours selon ses dires, elle serait revenue à elle quelques heures plus tard dans un champ de cannes. Ses agresseurs l?auraient alors contrainte à absorber des pilules, avant d?abuser d?elle. Retrouvée peu de temps après inconsciente par une patrouille l?Anti-Drug and Smuggling Unit, Marie Linley Savriacooty est transportée à l?hôpital de Flacq où elle consigne une déposition.
Un suspect, Dev Manna, sera arrêté dans le cadre de l?enquête sous une accusation de séquestration et d?attentat à la pudeur, avant d?être relâché. Les deux charges retenues contre lui sont en effet rayées à la demande du Directeur des poursuites publiques qui estime les preuves à son encontre insuffisantes.
Les policiers en charge de l?enquête soupçonnent rapidement Marie Linley Savriacooty d?avoir inventé de toutes pièces son agression. Ils relèvent en effet des contradictions dans la version que leur a donnée la présumée victime. Elle est arrêtée le 7 septembre 2006. Mais la principale intéressée affirmera toujours n?avoir rien inventé.
Elle n?aurait pas pu s?automutiler
Le docteur Satish Boolell, médecin légiste, qui l?avait examinée, avait conclu qu?il y avait bien eu agression sexuelle. Il a plus tard déclaré au tribunal qu?il n?était pas impossible qu?elle se soit infligée elle-même ces blessures. Un avis que n?avait pas partagé le docteur Amar Charya Gujjalu, ancien médecin légiste qui exerce aujourd?hui dans le privé. Ce dernier avait soutenu qu?elle n?aurait pas pu s?automutiler de la sorte. La défense était assurée par Me Jacques Panglose.
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