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Le bijou de l?APEIM

31 mai 2008, 20:00

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C?est un projet que l?Association de parents d?enfants inadaptés de l?île Maurice (APEIM) a vraiment à c?ur. À Trianon, sur un terrain de deux arpents, un bel édifice s?élève. Il s?agit d?un bâtiment construit par la Building and Civil Engineering, et qui accueillera le nouveau centre médicosocial de l?association.

Début 2009, le centre de la rue Saint Paul déménagera ainsi à Trianon. Outre d?abriter des salles polyvalentes et des classes, les locaux auront aussi des terrains de jeu et des jardins agricoles. « On pourra enfin donner au personnel, aux enfants et aux adultes un espace quotidien approprié et agréable pour leur formation et leur éducation », commente Yves Giraud, le coordinateur du projet.

C?est là un vrai défi pour l?architecte François de Maroussem et son équipe composée de Fabrice Larhubarbe et de Keshen Paratian, pour lesquels c?était le premier projet de ce genre. « Il fallait créer un lieu où toutes les composantes désirées par l?association s?harmonisent », explique l?architecte.

Ainsi, le premier bâtiment comprendra l?accueil et la zone d?intervention précoce. Ce bâtiment abritera aussi les salles dédiées au suivi multi-sensoriel, à la psychomotricité, au repos, à la pédagogie à l?allaitement. « Je dois dire que les responsables de l?APEIM sont très conscients de tout ce qu?il fallait inclure dans ce centre pour le bien-être des enfants et des parents », commente encore l?architecte.

Une autre partie du bâtiment sera consacrée aux aspects médical et paramédical. Des salles de consultation, le bureau de l?orthophoniste, celui du psychologue, le bureau du kiné-ergonomiste, et une salle pour l?observation de l?enfant sont également compris. L?étage du bloc sera, quant à lui, consacré à l?administration et à une salle de réunion.

Le deuxième bâtiment s?adresse aux adultes, et ces derniers pourront faire différentes activités dans les ateliers de bois, d?agriculture et de couture mis à leur disposition. Dans le troisième bloc, on trouvera un atelier de cuisine, d?artisanat, ainsi qu?une boutique d?exposition des travaux réalisés par les occupants. Sur ces deux arpents de terre, tout un périmètre a été destiné à la culture de légumes et de fleurs, ainsi qu?aux espaces de jeux.

Le sort des enfants handicapés

Les différents acteurs du projet se disent heureux d?en faire partie et ils apprécient à leur juste valeur la contribution des corps parapublics et du gouvernement qui ont mis ce terrain à leur disposition. « Nous faisons un appel aux parents qui ont des doutes sur leurs enfants de les emmener tout de suite dans l?un des dix centres de l?île. Il est très im-portant de faire un diagnostic précoce pour dépister les maladies », souligne François de Maroussem, manifestement très sensible au sort des enfants handicapés.

C?est la vente des deux bâtiments abritant le centre de Saint-Paul qui aura permis d?assumer presque la totalité du coût du projet en janvier 2007. Le reste du budget aurait été complété grâce à des promesses d?aide. À l?époque, le coût était estimé à Rs 30 millions. Mais les permis officiels du gouvernement relatifs au bail n?ont été obtenus qu?en août 2007.

Entre-temps les matériaux de construction ont subi une hausse conséquente.

« Ce qui fait que nous devons maintenant avoir Rs 12 millions supplémentaires. Mais l?APEIM est confiante qu?elle va trouver cette somme. L?association a déjà approché le gouvernement et les entreprises du secteur privé pour l?aider à trouver l?argent restant. » L?appel annuel de l?association, prévu pour le dernier week-end de juin, y sera aussi consacré. Toute contribution sera utilisée intégralement pour ce projet de construction.

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