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B.P. 247
HONTEUX !
Il n?y a vraiment pas d?autre mot que HONTEUX. Pendre un chien, mais où va-t-on ? Je suis restée sans voix, les larmes aux yeux face à la photo de cette pauvre bête pendue au bout d?une corde. En général, c?est facile de s?en prendre a plus faible que soi, de faire le mal gratuitement mais là, le niveau de cruauté est vraiment élevé. Digne d?un film d?épouvante !
Je n?ai qu?une chose à dire : si c?est ainsi que l?on traite les animaux à Rodri-gues, les êtres humains, on les traite comment ? Un proverbe français dit :
« Qui n?aime pas les bêtes, n?aime pas les gens ! » De plus, je n?ai vu aucune organisation pour la défense des animaux se manifester depuis la parution de cet article. Pas vu, pas pris ?
■ V. G
ABOUT TORNADOES
In response to the statement made by Mr. P. Saddul on the non-existence of tornadoes in Mauritius (Reference : l?express-dimanche 18th of May 2008, page 5), I would be very grateful if the following comments could be printed in the next l?express-dimanche .
(a) Not all tornadoes have winds of 350 km/h. Tornadoes are classified according to the Fujita Scale, which ranges from F0 to F5. F0 have winds ranging from 65 to 115 km/h and F5 have winds ranging from 415 to 500 km/h.
(b) F0 and F1 are classified as weak tornadoes and they make up about 69 % of all tornadoes affecting the United States. F2 and F3 are strong tornadoes, F4 and F5 are violent tornadoes. F4 and F5 make up only about 2 % of all tornadoes affecting the U.S. A tornado with winds of 350 km/h belongs to the F4 category and is quite rare, even in the U.S.
(d) In Mauritius, every two to three years, we have tornadoes belonging to the weak F0 category, with winds of 50 to 75 km/h. On a very few occasions, we do have F1 category with winds of 120 to 140 km/h, as was the case for the F1 tornado which occurred in November 1985. It started near Roches-Noires, ran across Riche-Mare, and died down near Bramsthan. I have a few pictures of that event.
To end up, I would like to thank you for giving me the opportunity to make people aware of the existence of weak tornadoes in Mauritius.
■ Rajoo VEERASAMY
LE DESESPOIR DE LA POPULATION RODRIGUAISE
Nous le constatons, les prix augmentent. Pas seulement les produits énergétiques, mais aussi l?alimentation de base. Depuis quelques années, les demandes d?aides alimentaires, dans le monde, sont en augmentation. Les bureaux d?aide sociale, les associations caritatives et bien d?autres en sont témoins.
Si la situation est parfois délicate dans les pays riches, alors que dire du désespoir de notre population?
À Haïti et au Salvador, la situation alimentaire est devenue insupportable et déclenche même de nombreuses émeutes. Les produits de première nécessité sont absents.
En Afrique, nombreux sont les pays au bord du gouffre : Mauritanie, Côte d?Ivoire, Sénégal, Centrafrique, Cameroun, Burkina Faso, etc. Des grèves, des manifestations se généralisent, et les risques d?insurrection deviennent prévisibles lorsque les pauvres n?ont plus de quoi se payer à manger, surtout dans les villes où il faut tout acheter sans pouvoir cultiver.
Si la situation se dégrade de jour en jour, c'est tout simplement parce qu'il y a une profonde inégalité dans la répartition des richesses. Ce déséquilibre fait croître la haine dans les c?urs et les corps affamés.
La population rodriguaise se re-trouve, elle aussi, parmi ces c?urs et ses corps affamés. Les Rodriguais ont faim de pain et soif de « justice ». On s?attendait, avec l'avènement de l'autonomie, que le peuple allait avoir la chance de prendre en charge l?avenir de son pays, développer une attitude positive, laborieuse et un esprit d?entrepreneuriat pour le décollage économique. Nous assistons plutôt à l?effet inverse.
Et à cause de situations insupportables, de nombreuses familles émigrent pour échapper à la misère, dans l'espoir de trouver une vie meilleure. La politique partisane, « guette nou bann avan » est génératrice de révolte et du non respect.
L'accaparement des richesses n'encourage guère l'émergence des petites entreprises. Les promesses faites se sont révélés fausses et ont con-duit une partie de la population à l'assistanat.
Flambée des prix, chômage, immigration, absence de ressources et de soutien. La population rodriguaise crie son désespoir. Qui lui redonnera le droit de vivre dignement?
■ Johnson Henriette
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