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Légumes : retour à la normale

17 mai 2008, 00:00

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«Nous entrons avec l?hiver dans la période de pointe où les légumes sont disponibles. Certains légumes, comme les lalos, vont graduellement laisser la place à d?autres tels que le chou, le chou-chou, etc.», confie Raj Ramnauth de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). Il reconnaît un petit retard dans la production, dû aux récentes pluies. Ce qui est presque semblable aux situations des années où il y a eu des cyclones.

Pour Shivduth Bheekook, président de la Small Planters Association (SPA), la production des légumes pourrait souffrir un peu. Il explique que le crédit à taux préférentiel, qui était censé soulager les planteurs après les pluies torrentielles associées au passage de Lola, ne leur a été alloué que récemment. De plus, les perturbations climatiques ont beaucoup affecté la production des cultures vivrières ces derniers temps.

Plusieurs petits planteurs avaient des dettes envers la Banque de développement mais elle leur a néanmoins accordé le crédit en veillant à déduire les sommes dues pour leur verser la différence. De ce fait, des planteurs se sont retrouvés pratiquement avec la moitié de la somme qu?ils auraient dû avoir. «Le crédit à taux préférentiel de 3 % est une grande opportunité pour nous. Tous les planteurs se sont mis au travail à l?annonce de cette mesure, mais ça a tardé à venir. Entre-temps, des planteurs sont allés vers leurs proches ou leurs banquiers qui appliquent des taux d?intérêt variant entre 14 % et 15 %», a fait remarquer Kreepalloo Sunghoon, secrétaire à la SPA. Ironie du sort, dira-t-il, les petits planteurs, dont la vocation est de nourrir le peuple, sont «de petites gens sans voix». Et leurs difficultés ne semblent préoccuper personne. «Nous ne demandons pas grand-chose. Nous voulons simplement produire pour nourrir le peuple et subvenir à nos besoins.»

Les planteurs ont commencé à mettre les semences en terre. Les légumes dont le cycle de production est court commencent à faire leur apparition sur le marché. Mais le manque de planification dans la production inquiète. Les planteurs ont souvent tendance à produire des légumes dont le prix est à la hausse sur le marché. Mais le danger est qu?à la récolte on assiste à une surabondance de ces produits. En effet, le prix de ces légumes accuse une baisse considérable et provoque un manque de rentabilité de leurs investissements, explique Shivduth Bheekook.

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