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Brèves
RANGOoN. La junte birmane exhortée à ouvrir le pays à l?aide humanitaire. L?inquiétude inspirée à l?étranger par le sort des 1,5 million de victimes du cyclone Nargis en Birmanie s?est accrue avant-hier, les Nations unies et des pays occidentaux ayant laissé entendre que les sinistrés étaient peut-être victimes de détournements de l?aide qui leur est destinée.
Facteur aggravant, de fortes pluies s?abattent sur le delta de l?Irrawaddy, compliquant les efforts d?assistance aux centaines de milliers de sans-abri menacés par la faim et les maladies.
Alors que l?aide étrangère continue à pénétrer au compte-gouttes dans le pays, la pression s?accentue sur la junte militaire birmane, exhortée à en faire beaucoup plus pour venir en aide aux sinistrés, qui ne recevraient qu?un dixième de l?aide nécessaire dans le delta d?Irrawaddy.
S?exprimant lors d?une conférence de presse à New York, la porte-parole de l?ONU, Michele Montas, a dit que cette dernière craignait qu?une partie de l?aide fournie à la Birmanie ne bénéficie en fait à des Birmans épargnés par le cyclone Nargis. L?ambassadeur de Grande-Bretagne auprès de l?ONU, John Sawers, a dit à la presse à New York que Londres avait aussi eu vent d?informations selon lesquelles une partie de l?aide était détournée, sans que rien n?étaie encore ces allégations. «Si cela se révélait vrai, nous serions en effet très préoccupés», a-t-il dit. «Cela ne fait que souligner la nécessité, pour les autorités birmanes, d?accepter que leur propre capacité de distribution d?aide à 1,5 million de personnes» est insuffisant.
WASHINGTON. Les USA accusent Harare de «harcèlement». Les Etats-Unis ont accusé avant-hier le Zimbabwe d?avoir harcelé leur ambassadeur et d?autres diplomates étrangers, qui ont été interrogés par la police après avoir rendu visite à des victimes des violences ayant émaillé la suite du scrutin présidentiel du 29 mars dernier.
Le porte-parole du département d?Etat américain, Sean McCormack, a déclaré que l?ambassadeur des Etats-Unis à Harare, James McGee, ainsi que des diplomates de l?Union européenne, de Grande-Bretagne, du Japon, des Pays-Bas et de Tanzanie avaient été interrogés à deux reprises par les autorités zimbabwéennes, d?abord dans un hôpital où ils rendaient visite à des victimes des violences postélectorales, puis à un barrage routier à l?extérieur de Harare.
«Je pense qu?il s?agit de harcèlement», a déclaré McCormack. «Si en deux occasions vous êtes retenus pendant près de deux heures et interrogés sur ce que vous faîtes par des responsables de la sécurité, alors, oui, c?est du harcèlement.»
«C?est révélateur du genre d?ambiance qui règne au Zimbabwe à l?heure actuelle», a-t-il ajouté. «Si des diplomates étrangers accrédités endurent ce genre de traitement, vous pouvez imaginer à quoi peut ressembler la vie des citoyens zimbabwéens s?ils essaient d?élever la voix, de faire entendre leur opinion.»
Le second tour de l?élection présidentielle doit avoir lieu au Zimbabwe entre le leader de l?opposition Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour, et le chef de l?Etat Robert Mugabe.
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