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Le Dr Gujadhur perd son procès contre l?ex-ministre Kishore Deerpalsingh

24 avril 2008, 00:00

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Le Dr Vasantrao Gujadhur a été débouté hier dans un procès qu?il intentait à l?ancien ministre de la Santé, Kishore Deerpalsingh. Le médecin réclamait des dommages de Rs 25 millions à l?ancien ministre en soutenant que celui-ci l?a malmené verbalement et l?a diffamé dans la presse.

L?affaire remonte à 1999. Kishore Deerpalsingh est alors ministre de la Santé et le Dr Gujadhur est le médecin attaché au dispensaire de Goodlands. Le 4 février, le Dr Gujadhur est convoqué au bureau du ministre à Port-Louis. Le médecin allègue que le ministre a, au cours de cette rencontre, remis en cause ses capacités professionnelles et l?a verbalement maltraité, l?accusant d?avoir failli dans sa tâche d?assister un patient.

Le médecin dit aussi que le Dr Sungkur, Chief Medical Officer, a été ce jour-là appelé et prié de suspendre le Dr Gujadhur immédiatement. A la suite de quoi, soutient le Dr Gujadhur, il a eu un malaise et a dû être transporté à l?hôpital par le Service d?aide médicale d?urgence. Après l?incident, poursuit-il, le ministre a continué à le discréditer dans la presse.

«Convoqué pour explications»</B>

Pour sa défense, Kishore Deerpalsingh nie qu?il a porté une quelconque accusation contre le Dr Gujadhur. Il déclare que le médecin n?avait été convoqué que pour des explications à propos de la plainte d?un patient qui prétendait que le Dr Gujadhur avait refusé de l?ausculter.

Quant à ses déclarations à la presse, l?ancien ministre maintient que ses propos n?étaient nullement diffamatoires et avaient été prononcés dans l?intérêt du public.

Au cours du procès, Me Joy Beeharry, avocat de l?ancien ministre, a pris un point de droit. Il a soutenu que son client a été poursuivi en sa qualité de ministre et d?officier public et que le plaignant ne s?est pas conformé à l?article 4 du Public Officers Protection Act. Cette disposition de la loi stipule qu?aucune action, civile ou pénale, ne peut être engagée contre un officier du service public sans une mise en demeure préalable, ou sans un avis informant le défendeur d?une éventuelle intention de poursuite.

La cour a retenu ce point soulevé. Dans son verdict rendu hier, le juge Paul Lam Shang Leen écrit qu?aucun avis n?a été servi au défendeur avant le début de la procédure. Se référant à la jurisprudence mauricienne, il a conclu que cette omission ne peut qu?être fatale au procès intenté.

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