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Chantecler : un modèle pour l?autosuffisance alimentaire

22 avril 2008, 20:00

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C?est l??uvre d?un homme de vision, Michel de Spéville qui a cru dans l?avenir de son pays. 42 ans après, la même confiance l?anime. En 1966, poussé par sa passion de l?élevage, il choisit de se lancer dans l?élevage industriel de poulet. Ainsi naît Food and Allied Industries Limited (FAIL) qui produit et commercialise le poulet Chantecler.

Cette entreprise s?est agrandie avec le temps, et emploie aujourd?hui environ 750 personnes. Les périodes les plus difficiles ont été après l?indépendance, où un climat d?inquiétude s?est installé dans le pays. Face à cette situation, la foi de l?entrepreneur dans son projet lui a permis d?aller de l?avant et d?amener son équipe à donner à Chantecler son rayonnement actuel. Le développement de Chantecler s?est fait graduellement à travers une intégration d?abord verticale, puis horizontale.

Dans un premier temps, à l?élevage de poulets, se sont ajoutés la production d??ufs et de poussins, l?engraissement des poulets et l?abattoir.

L?intégration horizontale a suivi avec Panagora Marketing Co. Ltd pour la commercialisation des produits de Chantecler, Livestock Feed Ltd (LFL) pour la production d?aliments pour les poulets, Kentucky Fried Chicken (KFC) qui opère une chaîne de restauration rapide. Onze enseignes KFC sont présentes un peu partout dans l?île. Chantefrais, une chaîne de boucherie pour volailles a une centaine d?enseignes franchisées. Chantecler participe ainsi à l?émergence de nouveaux petits entrepreneurs en adoptant le système de la franchise.

Le volume de production de Chantecler est d?environ 140 000 têtes de poulet par semaine, ce qui lui permet d?atteindre ses 11 000 tonnes annuelles. Environ 60 % de la production de Chantecler est écoulée en poulet frais, et les 40 % restants en surgelé. Depuis plus de dix ans, l?entreprise de Michel de Spéville s?est implantée à Madagascar. Chantecler produit dans son couvoir de Madagascar, 75 000 à 80 000 poussins par semaine, qui sont vendus aux petits fermiers malgaches.

Pour Michel de Spéville, la globalisation va changer drastiquement les données. «Nous serons en concurrence avec les gros producteurs de poulets à travers le monde. Il faut à tout prix protéger le marché local du dumping.» Au bout d?une quarantaine d?années, Chantecler a acquis l?expérience, le savoir-faire et l?expertise dans la production de poulets à Maurice et dans la sous-région. Face à la question de sécurité alimentaire, son expérience peut être utile à Maurice.

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