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Les tribulations du textile

23 avril 2008, 00:00

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Les tribulations du textile

Le secteur textile se demande à quel saint se vouer. En raison des pertes immenses que les exportateurs de vêtements ont subies ces derniers mois et face à la crise qui menace de façon sérieuse, la survie de ce secteur, la perplexité est à son comble. Les pertes, en effet, se chiffrent en milliards de roupies, seulement pour les quatre premiers mois de l?année. Face à cette situation, pour le moins désastreuse, les acteurs du secteur préconisent une intervention des pouvoirs publics pour une politique de change avantageuse.

En effet, bien que les causes de la débâcle soient multiples, découlant notamment de l?augmentation vertigineuse des prix des matières premières, ajoutée à la crise énergétique, le secteur textile est convaincu que des causes internes sont également à prendre en compte. L?appréciation de la roupie est fortement décriée dans ce milieu, car étant à la base de faramineuses pertes de changes.

Sollicitées pour une intervention relativement à la politique de change de la monnaie locale, les autorités gouvernementales ont réagi par la négative. La roupie, selon elles, fluctue librement et son appréciation par rapport aux devises comme la livre sterling, le dollar et, dans une moindre mesure l?euro, reflète les robustes fondamentaux de l?économie mauricienne.

Accroître la productivité dans le secteur est plutôt la solution suggérée pour juguler la crise. «La politique de change de la Banque centrale ne doit pas être manipulée de façon intempestive, à la guise de tels ou tels autres opérateurs», affirme-t-on dans les milieux de la Banque centrale.

«Faire en sorte que l?industrie textile mauricienne réussisse à égaler, sinon surpasser par sa propre performance, ses concurrents asiatiques, nord-africains ou européens, est un aspect à ne pas négliger», renchérit-on dans certains milieux gouvernementaux. Ces arguments sont de taille, d?autant plus que le secteur textile dans ces pays, malgré la crise qui sévit sur le marché international, arrive jusque-là à tirer son épingle du jeu.

Mais pour Danielle Wong, la directrice de la Mauritius Export Association (MEXA), même si l?on reconnaît qu?ici à Maurice, les problèmes du secteur textile relèvent en partie de sa faible productivité, la lourdeur dans le système logistique portuaire ainsi que la congestion sur les artères principales de l?île, entre autres, constituent également des écueils à une politique de baisse des coûts de production. Cette situation représente, pour l?ensemble des entreprises mauriciennes, et particulièrement les entreprises d?exportation, un revers auquel les autorités devraient trouver une solution dans le court terme, afin de permettre aux exportateurs de sortir la tête de l?eau. «Nous sommes actuellement en discussion avec le gouvernement, pour arriver à une solution constructive. L?essentiel est qu?il y ait une conscientisation de part et d?autre», rassure Danielle Wong de la MEXA.

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