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Il est battu et ligoté alors que son épouse est violée plusieurs fois

23 avril 2008, 00:00

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Il est battu et ligoté alors que son épouse est violée plusieurs fois

Ce premier jour de travail restera à jamais gravé dans leur mémoire, sans doute comme l?un des jours les plus noirs de leur existence. Ces époux travaillant comme gardiens ont, le jour même où ils ont pris le travail dans la dépendance d?un bungalow de Baie-du-Tombeau, été victimes d?un voleur dépourvu de scrupules. Non content de les voler, il a ligoté l?homme et violé la femme à quatre reprises?

Apeurée et tremblante, une femme de 56 ans a raconté, hier, aux policiers de Terre-Rouge ce qui lui est arrivé. Une véritable épreuve pour elle que de relater, dans sa déposition, tout ce qu?elle a subi. Laissant de temps à autre libre cours à ses larmes, elle a expliqué avoir été violée à quatre reprises par un individu encagoulé qui a fait irruption dans la dépendance d?un bungalow à Petit-Gamin, Baie-du-Tombeau. Bungalow dont la surveillance est assurée par son époux.

23 h 30 lundi. Le couple est à l?intérieur de la dépendance, qui consiste d?une chambre et d?une cuisine. Après avoir brisé un panneau de vitre et avoir ouvert une porte, le malfrat se serait servi d?un tuyau d?arrosage pour agresser le gardien sauvagement. Menacée, la femme devait, elle, rester impuissante devant cet homme qui s?est alors mis à ligoter son époux avec un morceau de tissu.

Tenus en otages quatre heures durant

Le couple a été tenu en otage quatre heures durant. Et l?assaillant ne devait pas rester inactif. L?époux hors d?état de nuire, il aurait entraîné la femme de force sur un lit avant d?abuser d?elle. Il devait ensuite l?abandonner après l?avoir, elle aussi, ligotée pour aller dévaliser la maison.

Il met ainsi la main sur une somme de Rs 3 000, le téléphone cellulaire du couple, un fer à repasser, des bouteilles de bière et de whisky. Les premières bouteilles de bière sont consommées sur place. Avant que l?homme ne se mette à nouveau à violenter la quinquagénaire. Elle aurait eu, cette nuit-là, à subir ces violences une troisième et une quatrième fois.

La victime a ensuite été laissée sur place. Il était alors aux alentours de 4 heures du matin. Ce n?est qu?au lever du jour, soit vers 6 heures, que le couple a pu quitter la dépendance pour aller alerter la police de Terre-Rouge.

Les hommes de l?assistant su-rintendant de police Seeparsad Manaram se sont rendus sur place. Cette équipe a été rejointe par l?Emergency Response Service et la Divisional Supporting Unit, de même que la Criminal Investigation Division (CID) de Terre-Rouge, dirigée par l?inspecteur Bhojesh Domun. Des patrouilles policières ont été effectuées pour retrouver l?auteur du délit après que son signalement a été communiqué à la police. Mais elles n?ont rien donné.

De son côté, la quinquagénaire a été examinée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer, qui a confirmé qu?il y a bien eu agression sexuelle. Durant la journée d?hier, des éléments du Scene of Crime Office, menés par le sergent Doonhye, étaient sur place pour effectuer des prélèvements.

Les deux époux, qui sont les parents de trois garçons, ont confié aux enquêteurs qu?ils gagnent leur vie en surveillant des bungalows depuis quelques années. C?était leur premier jour de travail dans le bungalow de Petit-Gamin, nouvellement construit et situé dans la brousse, loin des habitations, à une centaine de mètres de la plage publique du Goulet.

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