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Les infections respiratoires se multiplient
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Les infections respiratoires se multiplient
Conséquences des pluies, les maladies ont refait leur apparition : conjonctivites, gastro-entérites -, surtout chez les enfants, mais aussi des cas de grippe et de maladies respiratoires. Ces dernières, selon le ministère de la Santé, se compteraient par centaines : quelque 400 cas sont enregistrés par jour, soit environ 2 500 cas dans tous les hôpitaux du pays depuis une semaine. Mais la tendance est à la hausse, disent les autorités et il n?est pas exclu que ce chiffre double dans les jours à venir.
Pour la Santé, il n?y a pas lieu de s?alarmer : la situation n?a atteint le stade d?épidémie pour aucune de ces maladies. Mais les médecins du privé, eux, se disent préoccupés par le nombre important d?infections respiratoires. Si à cette époque de l?année, il y a généralement une recrudescence de ces affections, le Dr Isshack Jowahir note que «cette fois, le nombre a vraiment doublé. Ce sont les pluies torrentielles de ces derniers temps qui occasionnent autant de virus. C?est souvent une petite grippe qui donne lieu à ces complications dont la sinusite, les rhinites, les écoulements nasaux, les bronchites et dans le cas des enfants, les bronchiolites.»
Dans le cas de la grippe, le patient peut aller mieux au bout de quatre jours, alors que les complications respiratoires durent jusqu?à deux semaines. Ce sont surtout les enfants, souvent affectés par la bronchiolite, les vieux et les patients asthmatiques et allergiques qui sont les plus vulnérables. (Voir hors-texte).
Si les cas de la conjonctivite sont aussi très fréquents en ce moment, ils ne sont qu?une cinquantaine de patients à solliciter les services hospitaliers chaque jour. Un des pédiatres du service public note cependant un nombre important d?enfants affectés ces derniers jours. «Cette affection est normalement plus pénible chez l?enfant, qui se voit très perturbé dans son quotidien. Il se gratte énormément, a les yeux sont gonflés. Souvent même, il peut à peine ouvrir les yeux.»
Et le consultant de l?hôpital de Moka, Leckrajsing Dhunoo de préciser que «toutes les rougeurs à l??il ne peuvent être considérées comme des cas de conjonctivite. Cela peut être dû à des allergies, à un corps étranger logé dans l??il, voire même à une infection de la peau. C?est pour cela qu?il ne faut pas se hasarder à faire des conclusions hâtives, mais plutôt se rendre chez son médecin traitant.»
Autorités en alerte</B>
Autre complication qui joue actuellement les trouble-fêtes, surtout chez les petits : la gastro-entérite. Durant la semaine écoulée, il y a eu une centaine d?admissions d?enfants à l?hôpital. Et les différents établissements du secteur public enregistrent une soixantaine de cas d?enfants malades par jour, ce qui constitue un léger mieux par rapport au début d?avril.
Une bonne note toutefois : malgré une prolifération des moustiques occasionnée par les pluies, aucun cas de chikungunya n?a été enregistré dans le pays. Mais les autorités sont en alerte, d?autant qu?à l?île s?ur, la dengue, aussi véhiculée par les moustiques, sévit actuellement. (Voir hors-texte).
<B>Infections respiratoires :
Quelques précautions à prendre </B>
■ C?est avant tout une hygiène de vie rigoureuse qu?il faut respecter pour ne pas créer un terrain propice aux infections respiratoires. Plutôt que de balayer les chambres, il serait plus judicieux de passer l?aspirateur.
C?est la propreté des lieux qui doivent être le maître mot. Une chambre doit être aérée. Dans ce contexte, pour éviter une bronchiolite au nourrisson, quelques consignes doivent être suivies. Le rhume de l?adulte et de l?enfant peut entraîner la bronchiolite du nourrisson. Lorsque vous êtes enrhumé, essayez de ne pas embrasser votre enfant sur le visage et donnez le même conseil à vos proches.
Le virus de la bronchiolite se transmet par la salive, les éternuements, la toux et les mains. Lavez-vous systématiquement les mains à l?eau et au savon avant de vous occuper d?un bébé.
Evitez de rendre visite, avec des enfants et des vieux, aux personnes grippées ou souffrant d?une bronchite.
Vigilance pour la dengue</B>
■ Les dix cas suspects à La Réunion et les trois cas avérés de la fièvre dengue la semaine dernière ont mis les autorités sanitaires en alerte. «Les dispositions spéciales que nous prenons pour le chik vont suivre et il n?est question de ne négliger aucune piste. A l?aéroport, il y a un comptoir spécial pour les pays à risques et les procédures doivent suivre», soutient une source s?occupant de ce dossier.
La fièvre dengue est transmise par le même moustique que le chikungunya, l?aedes albopictus. Quinze jours après la piqûre, la maladie se manifeste. Les caractéristiques sont : maux de tête, courbatures, fatigue. Sous ses deux formes les plus classiques, la fièvre dengue est maîtrisée sur quelques jours. Mais les complications peuvent surgir comme des hémorragies. Sur des milliers de patients, quelques-uns peuvent décéder.
A ce jour, il n?y existe aucun vaccin mais les recherches vont dans le bon sens.
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