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IRS : une compétition qui vient d?outre-mer

7 avril 2008, 00:00

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Une île-paradis livrée tout entière, forêts de vanilliers et de cocotiers compris, avec ses 28 villas très haut de gamme «construites à même la roche». Voilà ce que réserve Zil Pasyon, dans les Seychelles, à ses clients pour une modique somme allant de 3,8 à 12 millions de dollars? Cette promesse de vie idyllique tout en luxe privatif est relatée par le quotidien français Les Echos dans son édition du 3 avril, sous la plume visiblement séduite d?Annick Colybes.

On savait le concept Integrated Resorts Scheme (IRS) né à Dubayy alors que les Caraïbes avaient aussi des atouts sur ce marché par vocation internationale. Mais de là à trouver un pareil voisinage ! Faut-il s?en inquiéter ?

Non, selon le directeur du Board of Investment (BOI) : «Certes, les Seychelles vont vite et n?hésitent pas à avoir recours jusqu?au comblement pour créer de toutes pièces des sites dans l?océan. Elles ont su créer une forte image à travers une campagne agressive sur CNN.»

Mais la nature et les objectifs sont eux bien différents. «Comme pour l?hôtellerie, nous nous situons d?abord dans un autre segment car la qualité de service de notre main-d??uvre fait la différence. Prenez l?exemple du Touessrock, pensez aux IRS dans cette région, qui absorbent cette arrivée de main-d??uvre qualifiée. Les Seychellois ne disposent pas de ces ressources humaines», nuance d?abord le directeur de la BOI.

Le développement de l?immobilier se fait également selon une autre approche : «Nos paramètres sont si différents. Chez nous, le développement des infrastructures ne se limitera pas qu?aux IRS ou aux hôtels. Il y a, par exemple, les cliniques de wellness, les retirement villages.»

Maurice, à la différence des Seychelles, ne mise pas que sur le tourisme, mais «dispose d?une vraie économie, diversifiée. Nous n?allons pas non plus imiter Singapour ou Dubayy lorsqu?ils livrent d?un coup des milliers de villas». car le citoyen mauricien doit être le grand bénéficiaire de ce développement. «Lorsqu?on vous parle de 300 villas à venir, il faut rappeler que leur livraison se fera de façon progressive, échelonnée. Dans le même temps, le Sugar Investment Trust continue à mettre des lots à la disposition de la population. De ce fait, il n?y aura pas d?appréciation artificielle de la terre.»

Le Marketing Executive de Tamarina, Laurent Desvaux ne se dit guère troublé par les efforts des Seychellois. «Notre clientèle est une clientèle fortement composée d?abonnés de la destination, qui ont opté pour Maurice comme résidence principale pour bénéficier de la tranquillité du cadre et parce qu?ils sont charmés par le style de vie à la mauricienne.» Et de nous mentionner que sur les quelque 40 nouveaux résidents, deux tiers connaissent Maurice, ses services, sa qualité de vie depuis des années, pour ne pas reculer devant l?occasion d?y vivre.

«Le cas des Seychelles me semble bien différent. Les gens qui vont acheter sur ces îles recherchent d?abord un produit d?investissement et une source de revenus à travers le système de rent pool. Ce système existe à Maurice mais n?est pas l?élément décisif.»

Reste que Singapour et surtout Dubayy offrent encore tout autre chose. «Si vous vous établissez à Dubayy, vous serez assuré de trouver à proximité une foule de services. Acheter une voiture de grand luxe dernier cri en 24 heures sera du domaine du possible.» La leçon est que le client se détermine peut-être d?abord selon ses choix de vie?

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