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Portrait d?un couple diabolique
Michel Fourniret et Monique Olivier, jugés à partir du 27 mars à Charleville-Mézières, formaient un duo de criminels en série présumés qu?aurait lié un « pacte » sordide : en échange du meurtre de son premier mari, elle l?aidait à trouver de jeunes vierges.
Né le 4 avril 1942, Michel Fourniret aurait été traumatisé de découvrir que sa première épouse n?était pas vierge. Dès lors, ce père de famille, va mener une double vie : monsieur Tout-le-monde le jour et prédateur la nuit. Fourniret est déjà père de quatre enfants, quand il est arrêté en 1984, puis condamné par la cour d?assises pour des agressions sexuelles.
C?est en détention qu?il fait la connaissance de Monique Olivier, née le 31 octobre 1948 à Tours, via une petite annonce parue dans un hebdomadaire.
Leur équipée conduira, selon les chefs d?accusation retenus, à sept homicides de jeunes femmes ou adolescentes commis entre 1988 et 2001. Selon l?accusation, Monique Olivier intervient plusieurs fois dans les stratagèmes d?enlèvements de son mari. En 1987, c?est elle qui aborde leur première victime présumée. Sa présence dans la voiture, avec leur bébé né en 1988, aurait permis de « mettre en confiance » plusieurs victimes.
Mais en 2004, alors que Fourniret est détenu depuis un an en Belgique pour une tentative d?enlèvement, sa femme révèle aux enquêteurs belges le passé de son mari. Elle attribue onze meurtres à Fourniret qui en avoue huit. Fourniret, lui, n?a pour l?instant jamais accusé son épouse, même si des tensions sont apparues entre eux lors des reconstitutions.
© Le Nouvel Observateur
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