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Morte après une piqûre en pharmacie ?
Traumatisant. C?est en ces termes que des proches décrivent la mort de Kisnamah Cunee, une mère de famille de 45 ans, lundi aux alentours de deux heures du matin. Ils ont fait une déposition à la police peu après. Ils allèguent qu?à l?issue d?une injection faite dans une pharmacie, Kisnamah a eu une réaction allergique qui lui aurait coûté la vie. Selon le rapport d?autopsie, la septicémie serait, dans le cas présent, une complication survenue après une réaction allergique particulièrement violente. La Criminal Investigation Division de Grand-Baie a ouvert une enquête, interrogeant même le pharmacien impliqué.
C?est le lundi 24 mars dernier que Kisnamah Cunee est tombé malade. Sans doute à cause du mauvais temps de cette semaine-là, elle attrape la grippe et a un début de fièvre. Mercredi matin, la fièvre n?est pas tombée. Certes, de faible intensité, elle inquiète tout de même l?époux de Kisnamah Cunee, qui la convainc de se rendre à la pharmacie pour y trouver un remède.
Mercredi, en milieu d?après-midi, soit vers 16 heures, un des deux fils de Kisnamah Cunee l?emmène dans une pharmacie du Nord. Là, elle reçoit une injection d?un médicament censé la guérir de la fièvre. Elle rentre ensuite chez elle à Cap-Malheureux, pensant que tout cela est derrière elle.
Mais le lendemain matin, «son visage et son corps étaient enflés», raconte un proche. Alarmés par l?état de Kisnamah, qui disait souffrir énormément, ses proches décident de l?emmener à l?hôpital. Il est alors sept heures du matin.
Un beau-frère de Kisnamah conseille au fils de passer à la pharmacie pour demander le nom du médicament qui lui a été injecté la veille. Mais la pharmacie était fermée à cette heure.
Le fils de Kisnamah Cunee se rend donc à l?hôpital et ce n?est qu?après qu?il retourne à la pharmacie. Le pharmacien lui donne le nom du médicament non sans lui avoir demandé la raison. Après avoir expliqué que sa mère a eu une réaction allergique, le jeune homme demande au pharmacien d?écrire le nom du médicament afin d?aiguiller le traitement de sa mère.
Kisnamah Cunee, admise à l?hôpital du Nord, verra toutefois son état aller de mal en pis. Le samedi 29 mars, face à la dégradation continue de son état, elle est admise à l?unité des soins intensifs de l?hôpital. Son médecin traitant décide alors d?appeler le pharmacien qui aurait fait une injection à Kisnamah Cunee. Mais le pharmacien lui aurait alors donné un nom différent de celui qu?il avait écrit sur un morceau de papier pour le fils.
Lundi matin, aux petites heures, Kisnamah rend l?âme. La police se saisit de cette affaire. Sollicité par l?express pour des explications, le pharmacien n?a pas souhaité faire de commentaires.
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