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Tuée par le frère de son concubin

1 avril 2008, 00:00

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«Pardonn mwa, pardonn mwa. Mo pa pou fer sa ankor.» Cette imploration de Marie Martine Mardemootoo, 38 ans, a été vaine. Cette habitante de Pailles a été mortellement agressée hier soir à son domicile. Les premiers soupçons s?orientent vers Désiré Balancy, le frère de son concubin. Cet habitant de la Cité Vallijee est activement recherché.

L?autopsie de Marie Martine sera effectuée ce matin par le Dr Satish Boolell. Un premier examen du cadavre sur le lieu du crime a révélé une dizaine de coups de couteau au niveau de la poitrine et au ventre. L?arme du crime était d?ailleurs toujours plantée dans la poitrine de Marie Martine à l?arrivée des policiers.

Les circonstances exactes du crime n?ont pas encore été établies. Ni le motif. Mais les premiers renseignements indiquent que des soupçons d?infidélité pourraient en être la cause. Certaines sources des enquêteurs avancent, en effet, que la victime aurait entretenu une liaison avec le frère de son concubin. Celui-ci purge actuellement une peine d?emprisonnement. Et le frère l?aurait à son tour soupçonné de lui être infidèle.

Plusieurs personnes ont été témoins de la violente altercation qui a précédé l?agression mortelle, dont la grand-mère de la victime, Marie Aline Lucress Grandjean. «On bavardait à l?intérieur quand Marie Martine a reçu un appel sur son portable. Elle est sortie pour le prendre. Désiré l?a suivie et peu de temps après j?ai entendu ma petite-fille implorer le pardon.»

Selon Marie Aline, la discussion s?est envenimée au bout d?un certain moment et elle a eu peur. «J?ai eu très peur. Je me suis empressée d?avertir mon mari, François.» Elle court ensuite jusqu?à la rue et tombe sur Gaëtan Labavarde, un autre membre de la famille, qui revient de la boutique du coin. «Mo dir Gaëtan pas kone ki Désiré pe gagne. Degaze vini.»

Un appel téléphonique qui lui a coûté la vie</B>

Sur le chemin du retour, ils rencontrent Désiré, qui s?en va en pressant le pas. «Kot to pe ale», lui lance Gaëtan qui a pour toute réponse «mo vini la». Mais en rentrant, Marie Aline et François découvrent l?horreur : Marie Martine git dans une mare de sang, immobile. A côté du cadavre, trois enfants en bas âge, consternés par ce qui vient de se produire sous leurs yeux.

«Je ne connais pas les raisons du crime. Désiré était de bonne humeur.

On devait même prendre un verre ensemble. C?est pour cette raison que je me suis rendu à la boutique pour acheter enn ti boutey e enn ti pake sigaret», explique Gaëtan.

Après le départ du médecin légiste, des Scene of Crime Officers et du photographe de la police, Marie Aline s?est allongée de nouveau sur le lit où elle s?était installée pour bavarder avec sa petite-fille. C?était quelques heures avant qu?elle n?ait eu à donner sa déposition. Le dernier appel téléphonique de Marie Martine lui a coûté la vie. A l?arrivée du Service d?aide médicale d?urgence, elle avait déjà rendu l?âme.

L?enquête est menée par l?inspecteur Ranjit Jokhoo de la Major Crime Investigation Team, sous la supervision de l?assistant surintendant Yousouf Soopun.

<B>Nilen KATTANY</B>

<B>Un sexagénaire retrouvé mort chez lui</B>

Il vivait seul et ne parlait presque à personne. Tant et si bien que personne n?a remarqué son absence depuis samedi. Mais l?odeur a donné lieu à des doutes. Et avertie hier soir, la police a trouvé Pierre Arlanda mort chez lui. Si les enquêteurs ont d?abord cru à une mort naturelle, ils ont vite relevé des indices trahissant le foul play.

A la rue Abercrombie, cité Mangalkhan, Floréal, une forte odeur incommode depuis samedi les habitants de la localité. Au début, ils ont cru qu?elle émanait de l?animal mort qu?ils avaient trouvé dans cette rue, à côté de la maison du sexagénaire Pierre Arlanda. Mais après que la carcasse de l?animal eut été enlevée et remarquant que l?odeur était persistante, une travailleuse sociale, Marie-Michèle Lebredour, devait soupçonner que le vieil homme était décédé, ne l?ayant pas vu depuis un certain temps.

Marie-Michèle Lebredour prévient ainsi les policiers de la région. Arrivés sur les lieux vers 17 heures hier, ces derniers ont découvert le corps du sexagénaire. Ils penchaient initialement pour la thèse de cause naturelle mais quand les photographes de la police sont arrivés sur les lieux, des éléments faisant penser à une agression devaient être remarqués. Les photographes ont, en effet, trouvé sur le corps du sexagénaire des traces d?éclats de verre qui proviendraient d?une bouteille et des traces de pieds sur la poitrine de la victime.

Une nouvelle inspection prévue</B>

Les Scene of Crime Officers (SOCO) ont été mandés sur place mais ils n?ont pu passer l?endroit au peigne fin en raison de l?obscurité. Une nouvelle inspection de la maison aura donc lieu ce matin.

Les habitants de la cité racontent que le sexagénaire menait une vie plutôt solitaire. Ce retraité vivait seul et ne parlait, semble-t-il, pratiquement à personne. Les membres de la Criminal Investigation Division ont déjà interrogé plusieurs habitants de la région pour avoir des informations sur le défunt qui était apparemment un ex-employé de la municipalité.

La police a ouvert une enquête. Personne n?a été arrêté pour l?instant. La police pense que le décès remonte à deux jours avant la découverte du corps.

Hier, les habitants de la cité étaient encore sur le chemin à 21 h 30. Ils ne parlaient que de cette mort qu?ils qualifient de «louche». L?autopsie est prévue pour ce matin.

<B>Jonathan RAJARAM</B>

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