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Hausse des tarifs : Patrick Assirvaden s?explique

30 mars 2008, 00:00

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«Nous sommes dans une position où il est nécessaire d?augmenter nos tarifs. Il y a un seuil de déficit que le Central Electricity Board (CEB) ne peut franchir. Nous avons donc soumis une demande d?augmentation de 36 % des tarifs au gouvernement », explique Patrick Assirvaden.

Dorénavant, dès le 1er avril, le secteur commercial verra une majoration de 25 % pour ses factures d?électricité, les industries 20 %, et les foyers 21 %.

Et selon le CEB, cinq facteurs sont à l?origine de cette augmentation.

« Dans un premier temps, il y a l?accroissement du prix du pétrole au niveau mondial, et dans un deuxième temps, celui du charbon. Puis il faut considérer, l?appréciation des devises étrangères par rapport à la roupie mauricienne, le taux d?intérêt sur les dettes en euros qui continue à s?accroître, et enfin, les fret charges qui ont augmenté de plus de 100 % », argumente le président du CEB.

Des finances dans le rouge

En effet, au cours des six derniers mois, le prix du pétrole a connu un accroissement de 77 %, et celui du charbon de 90 %. Une augmentation que le CEB n?avait pas prévue. Par ailleurs, pour le charbon, le fret charge est passé de 17 $ la tonne à 35 $. Parallèlement, celui de l?huile lourde est actuellement de 33 $ la tonne, contre 19 $ précédemment.

Toutefois, les 25 000 foyers bénéficiant du social tarif ne seront pas concernés par ces augmentations. « Cela touche environ 125 000 personnes, définies selon des critères précis, tels que les foyers n?excédant pas une consommation de 75KW, et dont la facture varie entre Rs 300 et Rs 350 », assure Patrick Assirvaden.

Même si la baisse du dollar par rapport à la roupie a quelque peu soulagé les finances du CEB, elle n?a pu compenser l?augmentation du charbon et du pétrole. « Nous sommes conscients de cette dépréciation du dollar sur la roupie, mais face à l?impact de l?accroissement du pétrole et du charbon, cette baisse n?a pu faire le poids », concède le président du CEB.

Des finances dans le rouge qui seront, au final, renflouées par les usagers.

Alexandra ORAISON

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