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Soixante-quatre Rodriguais recrutés sous l?«Empowerment Programme»
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Soixante-quatre Rodriguais recrutés sous l?«Empowerment Programme»
Le Job Fair régional organisé à Rodrigues en février dernier a porté ses fruits. 64 Rodriguais sont actuellement à Maurice. Ils bénéficient d?un programme de placement et de formation organisé par l?Empowerment Programme (EP). Ils seront accueillis au sein de trois compagnies : Brinks Mauritius, Caudan Security et Princes Tuna. 51 Rodriguais seront employés en tant qu?agents de sécurité, 26 chez Brinks et 25 chez Caudan Security. Quant aux 13 femmes qui seront basées au Princes Tuna, elles travailleront comme fish cleaners.
Stéphenie Volbert, 32 ans est de celles-là. Cette mère de deux enfants faisait des travaux de couture et de broderie à Rodrigues. Mais, dit-elle, «nepli gayn vende». Divorcée, elle n?a «pas le choix. Il me faut du travail». Comme ses douze autres amies rodriguaises, elle travaillera au shift du soir à l?usine Princes Tuna.
L?employeur doit offrir des facilités de logement aux Rodriguais, partager le coût du salaire (stipend) qui s?élève à un minimum de Rs 3 000. Il doit aussi organiser la formation et contribuer aux coûts et garantir un emploi après leur placement. Quant à l?EP, il a payé pour le billet d?avion des Rodriguais. Il contribuera aussi aux coûts de formation pendant le placement, et participera au Life Management Training, un programme d?accompagnement dont le but est de leur apprendre une discipline de vie et de travail tout en les motivant pour que leur adaptation se fasse dans les meilleures conditions possibles. «C?est un investissement dans la durée, et pas uniquement dans l?immédiat pour remplir un poste vacant», a souligné Jean Claude de l?Estrac, le président du Steering Committee de l?EP.
Dans cet ordre d?idées, l?EP compte mettre en place une «Maison de Rodrigues» qui offrira un service d?accueil pour tous ces Rodriguais qui ont fait le voyage à Maurice.
<B>«25 000 à 30 000 à placer»</B>
C?est la première fois que Princes Tuna embauche des Rodriguais. Jusqu?à maintenant, la compagnie avait recours à des Bangladeshis et des Indiens pour pallier son manque de main-d??uvre. «On espère qu?on pourra accueillir une cinquantaine de Rodriguais chez nous jusqu?à la fin de l?année» déclare Priya Chingen, directrice des ressources humaines au Princes Tuna. Même souhait pour Jimmy Menelas, regional manager de Brinks car «il n?y a aucune barrière de langue ou quoi que ce soit. Les Rodriguais s?adaptent très vite».
Quant à Caudan Security, elle a déjà eu recours à la main-d??uvre rodriguaise depuis septembre 2007, dit Kirsley Bagwan, administrative manager de la compagnie. Ainsi, de ses 733 employés, plus d?une quarantaine sont Rodriguais, sans compter les 25 nouveaux.
L?EP a fait appel à un premier groupe d?employeurs à Maurice intéressés à recruter des Rodriguais puisqu?il n?y a, pour l?instant, à Rodrigues, aucun employeur du secteur privé qui soit en mesure d?offrir un placement et éventuellement un emploi à ces personnes.
L?EP organisera un deuxième job fair à Rodrigues vers la fin du mois d?avril. Il sera ouvert aux employeurs de l?hôtellerie et de la technologie de l?information et de la communication.
L?EP a placé quelque 4 000 personnes en moins de deux années d?existence. «Il nous reste 25 000 à 30 000 à placer. C?est un grand défi», dit Raj Makoond, président du sous-comité placement et formation de l?EP. Ce qui a poussé Jean Claude de l?Estrac à signaler : «L?EP prend une grande dimension. Pe comence gayn tro bocou dan nou pla. Il faudra réfléchir à une autre structure.»
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