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Les «manholes» débordent et la grogne s?installe
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Les «manholes» débordent et la grogne s?installe
Rajaye Putanah, le conseiller du village, raconte les péripéties qu?il a vécues pour résoudre les problèmes de ses voisins avec des manholes de la Cité de la National Housing Development Corporation.
Ils ont commencé à déborder depuis le 10 janvier dans la cour de quatre occupants de cette zone résidentielle. Les occupants de ces flats ne sont pas restés les bras croisés. Croyant qu?un tuyau bouché était à l?origine de ce problème, ils font appel à la Waste Water Authority (WWA) pour aspirer l?eau au moyen d?une pompe. Le coût s?élève à Rs 2 300. L?opération n?a aucun effet. Le conseiller raconte :
«Je téléphone à la NHDC pour demander une assistance technique. Un ingénieur répond qu?il doit avoir la recommandation de la direction avant de se rendre sur place. Rien n?est fait.»
Il demande alors un plan pour localiser le problème. L?ingénieur lui dit cette fois qu?il n?y en n?a pas et que si jamais un tel plan existait, il se pourrait qu?il se trouve dans les archives et qu?il ne pourrait pas me le donner.
Les jours passent. En attendant le problème s?aggrave. Les habitants décident cette fois de contribuer la somme de Rs 550, et d?autres jusqu?à Rs 1 000, pour payer les frais du camion de la WWA. Ils s?élèvent à Rs 11 500. Nous sommes vers la mi février.
Surprise : une notice
Les travaux complétés, Rayaye et ses voisins croyaient pouvoir enfin dormir tranquilles. L?espoir sera de courte durée. La mauvaise odeur provenant du manhole incommode toujours ces familles.
«On essaye de collecter de l?argent une nouvelle fois pour faire appel à la WWA.Cette démarche n?aboutit pas car les habitants n?arrivent pas à réunir la somme nécessaire ».
Anginee Vydee, qui a des problèmes avec le manhole qui se trouve dans sa cour, décide de prendre le taureau par les cornes. Elle alerte le bureau sanitaire de Souillac le 20 février. Aucune action de leur part. Le 17 mars, elle sollicite une nouvelle fois le service sanitaire : «Zot dir zot super bloke et zot pou passer plus tard».
Un officier du bureau sanitaire de Souillac, arrive jeudi matin à Cité Chinese, Tyack. Et là c?est coup de massue : «NHDC fine dire moi servi chaque famille enn notice pour non respect de ban normes sanitaires», explique l?officier aux habitants qui sont restés sans voix.
Bharati Bissessur, mère d?un bébé d?un mois, habitant à la cité de la National Housing Development Corporation (NHDC doit fermer les portes de sa maison pour que celle-ci ne soit pas envahie par l?odeur putride qui provient du manhole qui se trouve à l?arrière de sa cour : «nou bisin subir sa loder-la gramatin tantot. Népli conné qui pou faire».
Anginee Vydee, voisine de Bharati, n?est pas épargnée. «Avec ce temps pluvieux, nous devons garder toutes les portes et les fenêtres fermées. On ne peut plus respirer. Les autorités concernées font la sourde oreille : chacun se renvoie la balle».
Le conseiller Rajaye Putanah, à qui les voisins ont confié la tâche d?avertir les autorités, n?y va pas avec le dos de la cuiller. Il critique ouvertement les trois députés de la circonscription pour leur inaction malgré les démarches entreprises auprès d?eux. «Zot répond ki pena assez finance pour resoud sa problème- là», dit-il, en présence d?une dizaine d?habitants regroupés autour de lui pour faire entendre leurs doléances.
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