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Pas d?autres options
<B>Par Raj MEETARBHAN</B>
Ils préconisent le ciblage. Cela suffira pour qu?on les accuse de faire partie des TINAwallahs, c'est-à-dire d?un clan qui pense qu?il n?y a pas d?alternatives aux réformes économiques. En vérité, ils ne sont que des spécialistes qui, sur la base d?un constat objectif, sont arrivés à la conclusion que les subsides universels sur le gaz ménager sont contre-productifs. Eux, ce sont des experts internationaux qui viennent de rédiger, à la demande du gouvernement, une étude sur nos besoins énergétiques. Cette étude a été financée par la Commission européenne et les Nations unies.
Les experts sont catégoriques : «Subsidies for LPG should be removed, as the subsidy reduces the financial viability of installing solar domestic hot water systems.» Ils recommandent que le gaz ménager soit vendu à un prix qui est déterminé par le marché. Si le pays entend promouvoir les énergies renouvelables, qui sont moins chères que le pétrole ou le charbon, expliquent-ils, il n?a d?autres options que d?abolir les subsides universels sur le gaz ménager.
L?étude en question préconise des mesures ciblées pour soulager les familles les plus pauvres pour affronter, à la fois, les coûts croissants du gaz ménager et de l?électricité. Leur raisonnement procède d?une logique simple : on ne compromet pas l?élaboration d?une politique énergétique viable en voulant aider quelques familles pauvres. Il suffit, pour les soutenir, d?octroyer une aide sociale spécifique. «Social security shall be introduced through other means than the energy sector companies and actors.»
L?incapacité des décideurs publics à concevoir une politique énergétique qui exploite mieux les opportunités qu?offrent désormais les énergies renouvelables attire une critique sévère des experts. Ceux-ci dénoncent l?inertie des autorités à changer d?état d?esprit alors que le secteur de l?énergie évolue rapidement : «At present, substantial national resources are still focused on micro-managing the supply and price of petroleum products (STC) and electricity (MPU/CEB) and on dealing with the bagasse (sugar) sector. Very few national resources (ministerial staff, time, money) are being used to capture renewable energy opportunities.»
Et, pourtant, elles sont nombreuses, selon les experts, les possibilités qui se présentent pour investir dans des technologies alternatives au pétrole et au charbon. Ils citent, entre autres, les chauffe-eau solaires, la géothermie, les cellules photovoltaïques, les biocarburants, l?éolienne et rappellent à quel point l'océan est un immense réservoir d'énergie renouvelable. La technologie existe aujourd?hui, insistent-ils, pour réaliser la conversion de l?énergie des océans en travail utile. Seulement, il faut que les dirigeants sortent des schémas habituels.
Restent le charbon et le projet de CT-Power. La controverse autour de ce mystérieux investissement malaisien n?est pas évoquée dans le rapport mais il est intéressant de relever ce commentaire fait récemment par un spécialiste de l'énergie : «Le charbon c'est comme un Big Mac. C'est pas cher, il y en a beaucoup mais c'est mauvais pour votre santé.»
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