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Un coup de pouce de Rs 5,3 m aux femmes sans emploi

7 mars 2008, 00:00

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«L?Empowerment Programme (EP) m?a donné du courage pour repartir avec ma petite entreprise même si je suis handicapée», confie Bundeeshri Biswantee les larmes aux yeux. Ce n?est pas un simple don pour cette première bénéficiaire du plan d?aides aux projets des femmes sans emploi lancé hier par l?EP, mais un levier pour aller plus haut. Le montant des fonds déboursés pour ces sept projets s?élève à Rs 5,3 millions. Ces projets permettront de créer 270 emplois.

Bundeeshri Biswantee, mère d?un unijambiste, aujourd?hui décédé a reçu un chèque de Rs 671 039 des mains du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. Son projet vise à reprendre une unité de fabrication de produits alimentaires pour supermarchés. Cette unité, qu?elle dirigeait avec son fils, a été endommagée par un incendie il y a deux ans. Aujourd?hui, c?est non sans émotion qu?elle dédie le renouveau de son entreprise à son fils décédé.

Bundeeshri Biswantee n?est pas la seule à recevoir ce coup de pouce providentiel. Elles sont six autres femmes, également sans emploi, à recevoir des chèques pour des projets de développement dont un service d?intérim polyvalent dans la région Ouest, la mise en place d?une cuisine communautaire pour l?école de la Zone d?éducation prioritaire de Cascavelle, un centre d?éducation postscolaire pour la prise en charge des enfants l?après-midi et le week-end, une unité de plantes aromatiques et endémiques à destination des hôtels sans oublier la formation de femmes dans des secteurs non-traditionnels avec l?appui de l?Industrial and Vocational Traing Board et de l?Association des sous-contracteurs.

La cérémonie d?hier n?a pas fait l?impasse sur le vécu de ces ouvrières licenciées qui ont repris courage. Une expérience qui, comme les autres témoignages recueillis, illustre parfaitement «la mission de l?EP, le mandat confié par le gouvernement au Steering Committee et les résultats du travail de fourmi que nous sommes en train de faire sur le terrain», estime le président de l?EP, Jean-Claude de l?Estrac.

A ce jour, un total de 1 526 femmes ont été formées et placées dans des entreprises. 1176 ont été choisies sous le Special Programme for Unemployed Women (SPUW) pour différentes formations. Parmi, 200 sont déjà encadrées pour opérer leurs propres entreprises qui sont, à leur tour, sources de nouveaux emplois.

A ce jour, 15 projets ont été approuvés par le SPUW. Ils concernent environ 600 femmes. «Les résultats sont probants. Ils démontrent que nous sommes sur la bonne voie.» Mais il faut aller encore plus vite car le gouvernement ne peut régler ce problème seul. Pour sortir de cette situation, L?EP travaille sur deux plans. Sur le terrain d?abord, auprès des organisations non-gouvernementales (ONG), «celles qui ont les compétences» et qui font le relais entre l?EP, les institutions gouvernementales et ceux qui sont intéressés à travailler.

Pour ces ONG, sera créée «à travers l?EP, une unité d?expertise sociologique et psychologique qui pourra mettre en place une structure qui, d?une part, formera les ONG, et d?autre part, assurera le relais avec le Steering Committee sur le terrain». Ensuite, il faut un encadrement pour ceux qui ont besoin d?un soutien psychologique. «Il ne suffit pas de mettre des moyens et des techniques auprès des entrepreneurs», dit Jean Claude de l?Estrac. C?est pour cela qu?une autre unité sera créée au sein de l?EP.

Jean-Claude de l?Estrac a aussi mentionné «ces 10 % de sans-emploi qui, bénéficiant d?une formation, abandonnent le projet en cours de route». Ainsi un cabinet a été instauré pour évaluer tous les programmes de l?EP qui envisage aussi la création d?un Business Development Service. Un appel sera lancé aux cabinets de consultants pour développer une ligne de soutien aux petits entrepreneurs.

Rama Sithanen, reconnaît qu?il existe un problème de «féminisation du chômage» qu?il lie directement au licenciement dans la zone franche ces dernières années. Les chiffres parlent d?eux-mêmes : sur chacune des dix licenciés, huit sont des femmes, dit-il. Il demande aussi au secteur privé et aux ONG d?unir leurs forces pour combattre la pauvreté.

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