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BP 247

4 mars 2008, 00:00

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<B>«Parcours du combattant pour un permis EIA»</B>

Je voudrais réagir suite à deux articles parus dans votre édition du 18 février 2008.

Le premier concerne l?excellent et objectif article d?Olivier Masson à la page 9 : «Access to Public Beaches» avec photos à l?appui montrant des démolitions de murs qui empêcheraient la libre circulation à cet endroit. Le second concerne l?article à la page 13 : «Trou-aux-Biches, la plage réhabilitée» toujours avec photo à l?appui montrant l?érosion et les dégâts après le passage du cyclone Gamede. Je cite un passage de cet article : «La Beach Authority a décidé de réhabiliter cette plage. Des appels d?offres ont été lancés pour les travaux. Il y aura la construction d?un muret en pierres».

Il semblerait que ce qui est bon sur les plages publiques ne l?est pas pour les terrains à bail.

Il faut se rendre à l?évidence que dans la majorité des cas, si les locataires de baux font des dépenses dans des murets, ce n?est pas pour s?amuser à empêcher les personnes de passer mais parce qu?il existe bel et bien un problème d?érosion.

Etant un marcheur régulier le long de nos côtes, j?ai pu constater que certains locataires de baux ont fait des amendements nécessaires afin qu?il y ait un passage le long des murets évitant aux marcheurs d?avoir les pieds mouillés.

Les autorités peuvent faire des travaux sur la plage publique de Trou-aux-Biches ou poser des gabions pour combattre l?érosion à la plage publique de Flic-en-Flac sans faire des études ou obtenir de permis EIA. Alors que si un particulier veut faire la même chose pour protéger le terrain où il est locataire, par exemple sur une longueur de 30 mètres, il lui faut un certificat EIA et c?est le parcours du combattant pour avoir les permissions nécessaires.

Au cas où tous les permis nécessaires sont obtenus, le particulier n?est pas toujours au bout de ses peines car il est toujours à la merci des manifestations hostiles de la part de pêcheurs ou d?autres groupes «cherchant leur bout».

Pour résoudre cette situation, il me semblerait qu?il faudrait que des études soient menées sous l?égide de la Beach Authority avec l?expertise nécessaire pour dégager par région ce qui devrait être fait comme travaux de manière à stabiliser la géométrie de nos côtes et prévenir l?érosion, tout en faisant provision que de tels travaux facilitent le passage des marcheurs à pied sec. Cela permettrait aux détenteurs de baux, le souhaitant, de faire des travaux selon des critères pré-établis. Si le problème est le passage, aménageons des passages, ne cassons pas les murs. Il est clair que quand on voit des ministres casser des murs sur la plage, sans plus de réflexion, ce n?est pas la solution aux problèmes qu?ils cherchent, mais c?est signe que le temps des élections approche.

JBS</B>

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