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Paul Bérenger : «La sécurité de l?alimentation est menacée»

25 février 2008, 00:00

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La crise dans l?alimentation

Paul Bérenger, le leader de l?opposition, estime que la sécurité de l?alimentation est un sujet de préoccupation mondiale. «Sekirite alimenter li menase partou. Pa zis dan Maurice ki ena sa criz la. Nou ti bizin travay pou ki nou vinn osi self-sufficient ki posib me se le kontrer ki pe arive.»

Il cite quelques chiffres du bureau central des statistiques pour conforter ses dires : pour l?année 2006 à 2007, la production de denrées alimentaires (foodcrop) a diminué de 20 % et la production de bétail de 13 % pour cette même période. Des chiffres qu?il trouve «dramatiques au moment où la production de lait est en train de chuter».

Le leader de l?opposition se dit indigné par l?attitude du gouvernement envers le Mozam-bique et Madagascar. Il déplore le manque de cohérence sur la stratégie de coopération régionale. Il montre du doigt le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, et Arvin Boolell, le ministre de l?Agro-industrie.

Il ajoute que ces deux pays représentent une étendue de terre dont Maurice ne dispose pas. En revanche, il estime que notre pays, qui a la capacité technique nécessaire, aurait dû opter pour «un travail plus soutenu».

Commissaire de police

Paul Bérenger parle du «flou» que laisse, selon lui, entretenir le commissaire de police (CP), Ramanooj Gopalsingh. Il met en garde le Deputy Commissioner of Police, Dhun Iswar Rampersad, qui assume la suppléance à ce poste et qui agirait, selon le leader le l?opposition, comme s?il était «déjà le commissaire». Une situation que Paul Bérenger qualifie de «dangereux pour le pays».

Il demande à Ramanooj Gopalsingh de se décider au plus vite et d?assumer ses responsabilités s?il décide de rester à son poste. «CP Gopalsingh bizin fer kone sipa li pe ale tre byento sinon li pou bizin asim so rol plenman. Et CP par interim bizin aret isurp sa pos la.»

Paul Bérenger lance un appel au sens du devoir des deux hommes forts de la police. «Zot ena enn dewvar vizavi la popilasyon sirtou dan enn kontex de breakdown de Law and order.»

Interrogé, il dit n?avoir pas de préférence pour qui que ce soit au poste de CP avant de rappeler que c?est la Disciplined Forces Services Commission qui nomme le CP après consultation avec le Premier ministre.

Toujours au chapitre du Law and order, il estime que la situation peut être «redressée dans un mois» si seulement il y avait la volonté politique nécessaire.

ICAC

Au chapitre de l?Independent Commission against Corruption (ICAC), le leader des mauves se dit choqué concernant les allégations portées contre Indira Manrakhan, un des membres de la direction de la commission.

«L?ICAC sipoze anket lor bann ka abu de pouwvar me li mem o sant de sertenn kontrovers.» Il évoque l?achat des billets et step-overs faits par Indira Manrakhan pour ses missions officielles.

Le leader du MMM aborde les appels téléphoniques entre Indira Manrakhan et le patron de la National Intelligence Unit, faits qu?il considère inacceptables. «Le MMM reklam so demisyon san pli tarde. Se kler ki li pe menn le bal à l?ICAC e an tan ze lie, tout la limyer pou fer lor rol Mme Manrakhan dan la fabrikasyon denn case kont Ajay Gunness.»

Le leader des mauves note que la commission est en train de tout faire pour que le procès contre celui-ci ne soit pas entendu au plus vite. «Enn prosenn gouvernman MMM pou anket si pena enn case conspiracy à l?ICAC kont Ajay Gunness.»

Ciblage et augmentations

Revenant sur le ciblage, Paul Bérenger estime que le débat a sombré dans la confusion «Nou prefer get la sitiasyon o ka par ka parski se bann zanfan malere ki riske fer le fre.»

Il dit avoir noté que c?est l?université de Maurice qui a décidé d?augmenter ses frais de scolarité. Une situation qu?il trouve en contradiction avec la situation aux Etats-Unis où les trois plus prestigieuses universités, c?est-à-dire, Yale, Harvard et Stanford revoient actuellement tout le système de frais de scolarité de façon à venir en aide aux plus pauvres.

Il affirme que l?université de Stanford prévoit que tous les étudiants, dont les salaires des parents ne dépassent pas les $ 100 000 par an, soient exemptés de paiement des frais d?études universitaires de même que ceux du logement sur le campus. Selon lui, c?est ce genre de ciblage positif qu?il faudrait privilégier.

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