Publicité
«Faire le tour de nos traces»
Alors que la traversée du «kala pani», l?eau noire, et du Bihar d?aujourd?hui connaîtra une autre étape dans les jours qui suivent, c?est sur l?histoire de l?immigration africaine que se penchent désormais Alain Gordon-Gentil et David Constantin.
Le deuxième épisode de Venus d?ailleurs, consacré celui-là à «La grande aventure de l?immigration africaine à Maurice», est en cours. Le tournage à Maurice est à 90 % fini, estime le producteur et réalisateur de ce documentaire. Le premier film, sur l?immigration indienne, a été présenté au public en novembre dernier.
Parmi les intervenants que les spectateurs devraient retrouver face à la caméra figurent Vijaya Teelock et Amédée Nagapen, Michel Legris, la conteuse Zanane Lolo, Sylvio et Elie Michel, Sedley Assonne, Diana Bablee, présidente du National Heritage Fund entre autres. «C?est pour donner le point de vue de l?artiste, de l?écrivain, de l?historien, du travailleur social». Plus personnel, le témoignage de Jean Suzanne, «métis qui a quitté Maurice quand il avait quatre ans. C?est intéressant tout ce qu?il a à dire sur comment dans sa famille, on a conservé les racines, comment on parlait toujours créole à la maison».
Après les prises du vue, notamment au Morne, l?équipe de tournage s?envolera pour Foulpointe, au nord-est de Madagascar, l?un des principaux sites de traite d?esclaves, à la mi-mars.
En avril, direction Ilha de Mozambique, petite île au nord du Mozambique, la «dernière porte» que passaient les esclaves. «Nous irons aussi au Sénégal, car il est impensable de faire un film sur l?esclavage sans montrer l?île de Gorée». Le guide pour l?occasion sera Gaston N?Diaye, le conservateur du musée historique qui s?y trouve. Le film devrait être présenté début juillet, «pour coïncider avec le verdict de l?Unesco concernant la demande d?inscription du Morne sur la liste du patrimoine mondial», affirme Alain Gordon-Gentil.
Auparavant, l?écrivain ? producteur-réalisateur est parti pour le Bihar, avec la délégation officielle qui y accompagne le Premier ministre, Navin Ramgoolam. «Nous allons remettre une copie du film sur l?immigration indienne au musée mauricien, au Bihar.» Symbole du lien qui existe entre Maurice et cette terre des ancêtres qu?est cet Etat indien.
Publicité
Publicité
Les plus récents