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<B>Cancer utérin : la vaccination précoce</B>
Depuis sa commercialisation en novembre 2006, plus de 435 000 doses de Gardasil, vaccin destiné à prévenir le cancer du col de l?utérus, ont été délivrées en France. Alors que la vaccination des jeunes filles a été fixée à 14 ans pour être prise en charge par la Sécurité sociale, l?Académie nationale de médecine, dans un rapport présenté mardi 12 février, recommande de «reconsidérer l?âge de la primo-vaccination».
«Nous sommes le seul pays à avoir choisi 14 ans, souligne le professeur Pierre Bégué, membre de l?Académie et coordonnateur de l?étude. L?âge de 11-12 ans retenu ailleurs permet une efficience maximale, notamment au regard de la durée de protection vaccinale, actuellement évaluée à cinq ans.» En outre, l?Académie propose un étude suivi d?un message «pour les jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n?auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard dans l?année suivant le début de leur vie sexuelle». Un message qui devrait notamment porter sur l?importance de maintenir le dépistage par frottis, et ce, même si l?on est vaccinée. Car, dans le meilleur des cas, le Gardasil ne couvre que 70 % des papillomavirus responsables des cancers du col de l?utérus. «Il faut non seulement ne pas relâcher le dépistage, mais aussi mieux l?organiser», souligne le professeur Bégué.
Le rapport pointe aussi l?importance des messages de prévention. De plus, «le contenu de l?information doit aussi tenir compte de l?environnement géographique et socioculturel des populations concernées, en fonction notamment de l?âge auquel le vaccin sera proposé», explique l?Académie.
<B>Enceinte d?un garçon : l?appétit augmente</B>
Si vous attendez un bébé et mangez comme quatre, c?est fort probablement un garçon que vous allez mettre au monde ! C?est ce qu?a conclu le professeur Trichopoulos de Boston, après avoir étudié plus de 240 femmes enceintes.
Celles qui attendaient un garçon ont consommé 10 % de calories de plus que celles qui devaient donner naissance à une fille. Les premières nommées ont mangé 8 % de protéines, 9 % d?hydrates de carbone (pâtes, pain), 11 % de produits laitiers et 15 % de graisses végétales en plus. Porter un embryon mâle nécessite vraisemblablement beaucoup plus d?énergie de la part de la future mère qu?un embryon femelle. Il semblerait que les garçons aient trouvé le truc pour envoyer un signal hormonal qui déclenche la sensation de faim chez leur maman.
<B>Obésité : Les neurones à l?étude</B>
L?obésité pourrait résulter de prédispositions, dans certaines parties du cerveau, qui contrôlent l?appétit. C?est le résultat des travaux réalisés sur des rats publiés mardi aux Etats-Unis.
Ces chercheurs ont découvert que les rats obèses avaient des défauts dans les neurones du noyau arqué, un groupe de cellules de l?hypothalamus. Ces défauts rendent leur cerveau moins réactif à l?hormone leptine qui supprime la sensation de faim et régule les réserves de graisse dans l?organisme.
«La grande question est désormais de savoir comment contourner ce problème», souligne Sebastien Bouret, un chercheur de l?université de Californie du Sud (Ouest) et un des co-auteurs de cette étude. Les rats utilisés dans cette recherche pourraient être un bon modèle pour étudier l?obésité chez l?homme. La raison avancée : ils partagent plusieurs caractéristiques avec les humains dont des facteurs génétiques, expliquent les auteurs de ces travaux qui paraissent dans la revue Cell Metabolism de ce mois-ci.
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