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Un siècle de traditions et de coutumes
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Un siècle de traditions et de coutumes
La communauté sino-mauricienne de Rodrigues, célébrera la fête du printemps avec ferveur. C?est donc dans le cadre magnifique de l?hôtel Mourouk Ebony, au sud-est de l?île que cette grande famille est conviée pour un grand dîner demain soir. Auparavant une grand-messe sera célébrée à La Ferme. Dix membres de la célèbre troupe chinoise, Wusu Lions Dance Association en sont les invités d?honneur.
Les loups de cette troupe danseront aux portes de l?église à la fin de la messe. Avant de regagner Maurice le lendemain, ils procéderont à une cérémonie religieuse aux portes des commerces de tous les propriétaires chinois. Les intéressés peuvent appeler le 498 2870 pour les réservations. La commission des Arts et de la culture assure une partie de l?organisation.
De 1908 à 2008, cela fait un siècle. Cent ans d?histoire et de traditions que la communauté chinoise de Rodrigues, aujourd?hui recensée à 600, continue à perpétuer. Cette communauté qui représente 3 % de la population rodriguaise est regroupée au sein de la Chung San Society, dont le président est Jacquelin Wong Lit Wong Lit Wan. C?est en 1908, fuyant la grande guerre qui opposait les communistes aux socialistes en Chine, que les quatre premières familles chinoises foulèrent le sol rodriguais. Les Ong Seng, Ong Tone, Swee et Tan Wee embarquèrent donc sur le seul navire, Zambézia, qui desservait l?île à l?époque. Deux années après, ils sont rejoints par les Leung et Wong Sun Wai. Malgré l?éloignement de leur terre natale, ces familles ont préservé leurs traditions et leurs valeurs familiales. De génération en génération cette communauté a transmis ces valeurs.
Ces ressortissants chinois ouvrirent les premiers magasins et les petits commerces. Si certains d?entre eux ont préféré s?établir à Port-Mathurin, aujourd?hui la capitale de Rodrigues, d?autres ont ouvert des boutiques sur les hauteurs. Soit à Grande-Montagne, La Ferme, Petit-Gabriel... .
Depuis cent ans déjà, cette communauté est considérée comme des éléments incontournables dans l?économie rodriguaise.
Jusqu?ici, il n?y a pas de pagode : lieu de culte des sino-mauriciens. Les 475 membres de la société se rencontrent dans un centre qui leur a coûté 2 millions de roupies.
Bonheur et prospérité
Le centre en attente de l?inauguration officielle se trouve à la rue Victoria, à Port-Mathurin. Les faits marquants de la communauté chinoise de l?île lors du nouvel an, c?est le grand nettoyage des maisons, des cours, du jardin et des commerces. Puis il y l?incontournable partage du Fong Pow. C?est une petite enveloppe rouge que les parents offrent aux enfants en leurs souhaitant bonheur et prospérité.
«On dit tout le temps bonheur et prospérité parce que pour nous les Chinois, on veut tout le temps que notre prochain réussisse sur le plan financier», explique Alain Wong So, responsable de la Commercial Bank et membre de la société chinoise à Rodrigues. Les plats les plus prisés lors du nouvel an restent la soupe aux ailerons de requin, le concombre de mer et la viande de porc.
Pour la petite histoire, tous les Chinois dans l?île ne sont pas commerçants. Parmi la deuxième génération des premiers arrivés chinois en trouve des cadres dans l?administration rodriguaise, des banquiers et des ingénieurs.
La société chinoise prévoit plusieurs activités dans le cadre des cent ans de la communauté dans l?île.
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