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Une voie dans la nature

2 février 2008, 00:00

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Yannick Gerie chante sa vie. Il ne sera plus Sqandale d?Evoloziq. Depuis son départ de ce quatuor auteur du sagga, il vit au ralenti. Il prend le temps de vivre à son rythme, de reconstruire son monde autour lui. De trouver sa voie et d?édifier une identité musicale avec son premier projet solitaire. Un disque à l?image de sa perception artistique. Car ce qui compte c?est la recherche artistique. «L?important est de ne pas stagner. Il faut entreprendre au maximum et vivre à fond son art,» souligne le chanteur.

<I>« Je constate à présent combien le théâtre me manque, j?ai envie de me frotter à la planche pour retrouver cette sensation du vrai.Le théâtre, c?est du vivant. »</I>

Avant d?enclencher son projet d?album solo, qui devrait être dans les bacs en juillet ou août, le chanteur donne de la voix dans le circuit hôtelier, depuis peu, lors de pianos-bars. Avec un répertoire tournant autour du «semi-classique», notamment du Brel.

«Pour l?album, j?ai déjà les idées. Je les avais avant même la formation d?Evoloziq. J?ai des textes et des mélodies, mais je vais aussi demander à d?autres artistes de composer des chansons pour mon disque.» Pour ce qui est de la mélodie, il veut rester maître du son. Même s?il a proposé à quelques musiciens de composer pour lui. Son ex-acolyte, Rory Gowing, dit Mystère, (Evoloziq), en est un. Mais ce ne sera pas du sagga. Yannick le confirme.

Son album ne comprendra aucune sonorité sagga. Cette musicalité nouvelle est «la propriété d?Evoloziq.» Sans commentaire.

L?opus de Yannick Gerie se veut avant tout recherché. Il ne veut pas tomber dans la facilité. «Ce ne sera pas un disque engagé mais un album qui procure une présence.» Il compte inviter un membre de son ancien groupe pour un duo sur son disque.

Sur un éventuel retour au sein d?Evoloziq, il répond avec hésitation «non». «Notre façon de travailler était trop différente? Mais je suis reconnaissant pour tout ce qu?on a fait et partager ensemble.»

Le jeune chanteur de 22 ans, qui voue une passion débordante pour le théâtre, un art qu?il a longtemps délaissé pour la musique, compte faire un retour à l?art scénique.

«Je constate à présent combien le théâtre me manque, j?ai envie de me frotter à la planche pour retrouver cette sensation du vrai. Le théâtre, c?est du vivant,» dit Yannick Gerie. Il s?était éloigné du théâtre en 2005 pour se lancer dans l?aventure Evoloziq et «ne le regrette pas». Mais comme il le dit : «chasser le naturel et il revient au galop».

Yannick se concentre, pour l?heure, sur le projet Power In the Voice (PIV) avec le British Council. Un concours de l?art oral qu?il prend comme un nouvel apprentissage dans sa quête artistique. «Je m?abreuve de tout? » En attendant son album, l?artiste se perfectionne dans son art, à l?ombre des regards, évitant les «Squandale» pour trouver sa voie sur la route musicale.

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