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Rupture de stock dans les pharmacies de l?Etat

29 janvier 2008, 00:00

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Manque de contrôle, dysfonctionnements administratifs, non respect des engagements ou des délais par les fournisseurs? Les raisons ne manquent pas ces jours-ci pour expliquer la pénurie de médicaments dans les pharmacies des établissements de santé publique. Une pénurie qui dure depuis plus d?un mois et qui concerne plus de 70 produits pharmaceutiques.

Au niveau du ministère de la Santé, l?on avance que les choses devraient retourner à la normale «d?ici trois semaines». Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a du reste exigé, lors de sa réunion hebdomadaire, de lundi dernier, un rapport, chaque semaine, sur l?achat et la disponibilité des médicaments.

La formule marcherait-elle ? Toujours est-il que la liste qui comportait 73 produits manquants la semaine dernière, commence à lentement se réduire. Des mesures sont prises actuellement pour des «life saving drugs».

Si les pénuries fréquentes ont surtout pour origine des dysfonctionnements administratifs, les cadres traitant de ces dossiers expliquent qu?un autre facteur entre cette fois en jeu : le non respect de leurs engagements par les fournisseurs. Résultat, pour pallier les manques, l?hôpital se voit dans l?obligation d?acheter des médicaments à des grossistes locaux, et à des prix plus élevés. Ou alors de trouver des substituts.

«On n?imagine pas les inconvénients quand le ministère n?arrive pas à fournir à temps ces médicaments. Le patient ne doit pas en faire les frais. Ce qui n?est pas toujours possible», soutient un haut cadre dans un des hôpitaux régionaux.

<B>Manque de contrôle </B>

Parmi les médicaments qui ont disparu des étagères : le clopidogrel ? qui empêche la coagulation du sang, tant pour les cardiaques que pour ceux qui souffrent d?accidents cérébraux vasculaires ? mais aussi une catégorie de statine. Des commandes ont été passées.

Les diabétiques, qui la semaine dernière, ne pouvaient se procurer de metformin dans les dispensaires, sont quelque peu soulagés. Des mesures immédiates ayant été prises auprès du fournisseur indien, explique un technicien, porte-parole du ministère de la Santé, ce médicament est réapparu depuis quelques jours dans les hôpitaux, mais pas dans certains dispensaires. Le protaphane, l?insuline pour les diabétiques, en revanche, sont de nouveau disponibles.

Chacun y va de son explication sur ces pénuries. Les longues procédures administratives sont très décriées. Un des fonctionnaires soutient qu?il y a «une suradministration pour l?achat des médicaments. Une simple lettre au CTB doit préalablement obtenir l?aval de cinq personnes. L?administration a accaparé ce dossier avec des résultats que nous voyons. Pour une demande qui a eu l?aval du CTB en novembre, les achats se font maintenant.»

Autre souci, lâche cette même source : le manque de contrôle au niveau des hôpitaux. «Nous nous sommes déjà retrouvés dans une situation où un stock de médicaments avait été acheté pour un an, mais était épuisé au bout d?un mois seulement.» Le ministère se dit conscient de ce problème et compte trouver des moyens d?exercer un contrôle plus rigoureux sur la consommation au niveau des hôpitaux.

Commentant la pénurie, le porte-parole de la Santé explique qu?il s?agit, dans de nombreux cas, de «premières commandes.Souvent, il y a des couacs avec les fournisseurs, qui ne respectent pas toujours les délais et demandent des extensions.» Dans la majorité des cas insiste-t-il, «le ministère a permis aux hôpitaux de procéder aux achats dans certains cas.» Le plan de dédouanement de médicaments sera accéléré dans ce contexte.

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