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Ce qui va changer

5 janvier 2008, 20:00

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« PRIVY COUNCIL » ET « FAMILY COURT » A MAURICE

Cette possibilité a été évoquée à plusieurs reprises, mais cette fois, c?est la bonne. En septembre prochain, le Privy Council siégera à Maurice pour la première fois. Auparavant, ceux qui n?étaient pas d?accord avec une décision de la Cour suprême devaient se tourner vers le Privy Council, et faire le déplacement en Angleterre.

Bien que cet événement ne change en rien le coût d?une procédure juridique auprès de cette instance britannique, le ministre de la Justice, Rama Valayden précise immédiatement que les retombées seront importantes.

« Imaginez l?impact que cela aura quand un investisseur saura que le Privy Council siège à Maurice. Cela aura définitivement une influence positive sur l?image du pays », confie notre interlocuteur. Pour l?instant, il a été convenu que le Privy Council siégera chez nous une fois par an. Outre cette innovation, les mesures recommandées par Lord Mackay of Clashfern, notamment la mise sur pied de la Family Court, verront le jour. Présidée par la juge Premila Balgobin et le juge Abduraffeek Hamuth, cette cour entendra les affaires de divorce tout au long de la semaine, alors qu?auparavant cela ne se faisait que les vendredis.

« Un autre changement majeur sera aussi la Criminal Court, qui siégera tout au long de l?année, et non neuf mois seulement », explique Rama Valayden. Des mesures qui sont favorablement accueillies dans le milieu judiciaire.

CAMERAS DE SURVEILLANCE

Trop, c?est trop. Les cas d?agressions dans les agglomérations ont fini par exaspérer les autorités. Ainsi, un des moyens identifiés pour combattre ce mal sera l?installation des caméras de surveillance (CCTV), surtout dans la capitale et à Grand-Baie.

Le gouvernement estime que vu le nombre d?agressions dans ces deux régions, il était impératif de mettre en place un dispositif pour assurer la protection des habitants, de même que des touristes. À Grand-Baie sutout, zone touristique d?importance, la mise en place de ces caméras s?impose car il s?agit de donner le maximum de protection à nos visiteurs.

Des négociations sont en cours avec le gouvernement chinois, qui aurait promis son soutien à ce projet gouvernemental. Le coût pourrait dépasser les Rs 100 millions.

Le Premier ministre entend concrétiser ce projet au cours de l?année, car, estime-t-on dans les milieux gouvernementaux, il y a urgence à diminuer le nombre d?agressions et à réduire le taux de criminalité dans le pays.

Dans la capitale, par exemple, ce dispositif sera installé dans les principales artères de la ville.

Quant aux négociations avec le gouvernement chinois, on estime que dès qu?un accord sera signé entre les deux pays, les appels d?offres seront lancés. Au bureau du Premier ministre, on estime que ce projet devrait aboutir et être opérationnel avant la fin de cette année.

POLICE SCIENTIFIQUE

Le Premier ministre a annoncé la prochaine visite d?officiers du Forensic Department de l?université de Staffordshire, en Angleterre, afin d?encadrer et de dispenser des cours aux officiers du Forensic Science Laboratory (FSL). Cette formation plus poussée est accueillie favorablement par les principaux concernés. Cela devrait aider à faire des analyses plus poussées et à atteindre un niveau international en termes d?investigation scientifique.

Si les équipements qui sont actuellement utilisés paraissent suffisants, il s?avère qu?avec l?arrivée des formateurs britanniques, le FSL fera l?acquisition d?autres équipements plus sophistiqués. Toutefois, et malgré de nombreuses critiques, au niveau du FSL on estime que le matériel actuel est au niveau requis pour ce domaine.

L?achat de nouveaux équipements et la formation devraient limiter les dépenses car des analyses plus poussées sont actuellement effectuées à l?étranger. Selon, Abdoolatif Ramtoolah, Senior Forensic Scientist, qui exerce depuis 25 ans dans ce département, il est très important de rechercher l?apport de professionnels étrangers pour bénéficier d?une formation continue. Et à ce jour, nombre d?officiers ont suivi des stages, notamment en Autriche, en Finlande et en France. Il faut savoir que le FSL est divisé en deux sections, à savoir, la section biologie et celle de la chimie. Divers tests sont effectués, notamment pour la toxicité de certains produits, l?alcoolémie, les drogues et la balistique. Le FSL traite plus de 5 000 dossiers par an. Actuellement, un retraité de ce département travaille pour le gouvernement seychellois, mais les analyses sont effectuées à Maurice. Concrètement, les récentes statistiques du FSL ont démontré, pour les suicides, une baisse du nombre de cas de suicides par utilisation de pesticides et d?insecticides. En revanche, il existe plus de cas de pendaison.

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