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«Nous avons rempli nos obligations face à l?UE»

1 janvier 2008, 00:00

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Au 31 décembre, pouvez-vous faire un bilan de ce qui a été fait depuis l?accord Etat-sucriers du 5 décembre ?

Je pense qu?en trois semaines, l?on a accompli beaucoup de choses. On a mis en place le Sugar Reform Trust qui est le véhicule pour gérer le crédit-relais. Ce trust est une entité indépendante, comprenant un représentant de la Sugar Authority, un autre de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) et du ministère des Finances ainsi que des planteurs autres que ceux qui sont membres de la MSPA.

En même temps, nous avons pu négocier avec un consortium de banques, dont la HSBC, la Barclays et la Banque des Mascareignes et nous avons obtenu un emprunt qui sert à régler les frais de retraite anticipée. Le gouvernement s?est porté garant du remboursement à partir des mesures d?accompagnement de l?Union européenne (UE).

En l?espace de dix jours, nous avons pu mettre tout cela sur pied et être opérationnels à partir du 21 décembre, date à laquelle nous avons commencé à débourser. Nous avons ainsi payé les travailleurs ayant opté pour le Voluntary Retirement Scheme (VRS), l?Early Retirement Scheme (ERS) et le Blue-Print. On a donc terminé l?année sur une note positive.

Il fallait respecter les critères de l?UE au 31 décembre 2007 pour le décaissement de fonds. Les indicateurs de performance ont-ils été respectés ?

En ce qui concerne le sucre, nous avons pu remplir toutes nos obligations. Au total, pratiquement 7 000 personnes sont parties en retraite anticipée. Il fallait, selon les critères, que 3 500 partent sur les plans de retraite et là, il y en a plus. Nous avons donc pu remplir cette condition.

Il fallait aussi que trois usines ferment et trois ont en effet déjà fermé et leurs cannes sont envoyées ailleurs.

Par rapport à la formation, au 31 décembre, plus de 2 000 employés s?étaient déjà enregistrés pour suivre un cours. La formation n?est pas terminée, les cours vont se poursuivre au début de l?année prochaine. Le volet formation a donc bel et bien été initié.

On a rempli les conditions, et ce même de manière très large face aux indicateurs fixés par l?UE.

Qu?en est-il de l?épierrage ?

700 hectares devaient être préparés et les travaux ont déjà démarré sur toute cette superficie.

Plusieurs chiffres ont été évoqués récemment par rapport aux plans de retraite anticipée. Qu?en est-il ?

Plus de 7 000 personnes sont parties sur un plan de retraite : environ 500 sur le Blue-Print, 166 sur l?ERS, et 6 200 sur le VRS 2.

Quelles vont être les prochaines étapes pour les employés qui ont opté pour un plan de retraite anticipée ?

Maintenant les employés qui ont choisi d?être formés vont poursuivre les cours de formation. Deux tiers de ceux qui ont opté pour la retraite sont ainsi concernés. Leur profil va être envoyé à l?Empowerment Programme qui va prendre le relais pour le recyclage de ces personnes. Elles seront prises en charge.

Dans une économie qui se diversifie énormément et où il y a de nouveaux secteurs, les opportunités émergent aussi. Ces ex-employés auront beaucoup d?opportunité pour trouver un nouvel emploi, pour poursuivre une formation ou même lancer leur propre activité.

Il y a aussi un bon nombre de travailleurs déjà recyclés dans d?autres secteurs. Ils ont notamment été employés dans des Integrated Resorts Scheme, Anahita et Tamarina notamment, et chez Brinks, compagnie de sécurité.

La centralisation suit maintenant son cours. Dans les grandes lignes, comment sera l?industrie cannière en 2008 ?

On s?engage désormais vers un nouveau chapitre de développement dans la dimension agricole, avec le développement de nouvelles activités. On passe du sucre à de nouvelles activités cannières où nous aurons d?autres produits à forte valeur ajoutée. Par exemple, on parle de sucre blanc et de la valorisation de sous-produits comme l?éthanol ou l?électricité à base de la bagasse. Cependant, ces productions ne se concrétiseront qu?en 2009. Durant l?année 2008, nous allons poser les jalons pour le développement de cette nouvelle industrie.

En 2008, nous aurons six usines qui vont rouler. Elles seront éventuellement réduites à quatre d?ici 2009-2010. Le nombre de travailleurs au niveau des usines passera à 750 employés environ jusqu?en 2009. Nous en avions 2 000, dont 600 à 700 sont déjà partis.

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