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Ceux qui travaillent durant les fêtes

27 décembre 2007, 00:00

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Aux soins intensifs, les hôpitaux sont bondés. Distraits par les festivités, certains font fi de la prudence alors que d?autres conduisent en état d?ivresse et provoquent des accidents. Les policiers renforcent leur présence, les pompiers sont sur le qui-vive? Telle est la scène d?un après-Noël, quelques jours avant le réveillon de fin d?année.

Près de l?hôpital, des policiers font en effet des patrouilles pour faire respecter la sécurité sur la route. A proximité de la municipalité de Port-Louis, une caserne avec ses pompiers qui sont parés à toute urgence...

Souvent, ces personnes qui travaillent dans les secteurs d?urgence ne passent pas les fêtes en compagnie de leurs enfants et proches. En période de fin d?année, ils profitent du late night shopping pour faire des achats. D?autres, cependant, passent même la veille de Noël au travail et ne rentrent que le lendemain. Comment gèrent-t-ils fêtes et travail?

«Nos enfants acceptent avec réticence nos absences de la maison durant les fêtes», raconte un couple d?infirmiers. Tous deux travaillent à l?hôpital Jeetoo. Depuis neuf ans, le couple s?est résigné, certes à grand-peine, à passer la Noël au travail, sans leurs enfants, quand leur roster ne le leur permet pas. Au début, leurs filles âgées de 6 ans et 8 ans, ne comprenaient pas que leurs parents devaient travailler. L?explication des parents : «Le Père Noël aime quand on aide les gens qui sont souffrants et qui sont dans le besoin.» Les fillettes ont fini par s?y habituer. Avec réticence. Du coup, quand leurs parents sont absents, elles se rendent chez les grands-parents.

Toutefois, le couple essaye tant bien que mal de trouver un arrangement pour éviter qu?ils travaillent tous deux le même soir pour les fêtes. Un arrangement que n?approuvent pas toujours leurs supérieurs.

Noël sans les enfants

Car ils sont plusieurs infirmiers à chercher des congés durant cette période. Une collègue du couple d?infirmiers, âgée de 45 ans et mère de trois enfants, a passé la Noël en service. Elle a débuté à 18 heures le 24 et elle est entrée à la maison le lendemain vers 8 h 30. Son mari, représentant de commerce, lui, est à l?extérieur. Elle a du coup dû payer une nounou, qui est elle-même une mère, pour passer la Noël avec ses enfants.

Mais en sus de travailler un jour de Noël, il faut aussi faire face à un surplus de tâches. Car aux urgences, les cas d?accidents de la route ou encore d?enfants blessés se multiplient en cette période. Une infirmière raconte qu?une fillette d?environ cinq ans a été admise aux soins intensifs la semaine dernière car elle avait bu de la soude caustique qu?elle avait retrouvée dans la poubelle...

Les pompiers également doivent rester sur le qui-vive. Durant ces périodes festives, il y a davantage de risques d?incendie, déclare un pompier affecté aux casernes de Port-Louis. «Le travail que je fais est devenu comme une routine. Je sais que je dois honorer mes engagements que ce soit en période de fête ou pas», poursuit le pompier. «Nous nous sommes préparés psychologiquement et mentalement pour faire notre travail», lâche un autre pompier. Cela dit, ils sont quand même tristes de passer la Noël sans leurs enfants. Un autre pompier raconte que sa fille, voyant ses autres amies passer la Noël avec leurs parents, lui a demandé d?en faire de même. «Cela m?avait beaucoup touché. Mais j?aime le travail que j?ai choisi de faire. Je comprends que tout le monde ne peut pas s?amuser en période de fêtes. Qui assurera la sécurité de la population?» Il en est de même pour les policiers qui doivent également rester en alerte.

Entre travail et famille durant les fêtes, le choix est certes difficile. Ces employés s?accordent cependant à dire qu?ils ont choisi leur métier et que «tant que le travail est fait avec amour, nous réussirons à tout surmonter comme les employés des autres secteurs».

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