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Colère à Tamarin après un accident
«Si gouvernma pa azir, nou pou azir», scandent plusieurs habitants de Coteau-Rafffin, à Tamarin. Les esprits sont révoltés hier soir après un accident dans lequel Philippe Celestin, 48 ans, a trouvé la mort, fauché par une grosse cylindrée. Six heures après, ils étaient environ 200 personnes à s?être massées en plein milieu de la rue. «Kan sa pou arete ?» clame un habitant, tout de suite repris en ch?ur par d?autres.
Philippe Celestin, habitant Coteau-Raffin, a été fauché par une BMW, conduite par Ludovic Merle, 34 ans alors qu?il était à bicyclette. Le chauffeur de la voiture a été contrôlé positif à l?alcotest. Les habitants, eux, sont scandalisés par la violence de l?accident qui aurait projeté la victime dans la cour d?un habitant de la localité.
«Ki nou ete nou ?» s?insurge Emmanuel, la vingtaine. Le jeune homme prend à partie les policiers, comme d?autres habitants. Il explique que les accidents sont fréquents sur cette route. Il veut voir les autorités agir. Emmanuel, entouré de ses amis, refuse catégoriquement d?enlever les pierres qui bloquent le passage.
La Special Support Unit et l?Emergency Response Service sont sur les lieux ainsi que le chef inspecteur Ben Buntipilly. «Si Buntipilly pa pe kapav fer narnier, sa pa pou sanze», laisse entendre un autre habitant.
Une bonne partie de ceux réunis dans la rue a consommé de l?alcool. Plusieurs disputes éclatent entre les habitants. Des bouteilles explosent sur l?asphalte, des pierres bloquent la route. «Personn pa passe», lâchent les habitants, révoltés.
Un peu plus loin, c?est la députée de la circonscription, Danielle Perrier, qui tente, elle aussi, de calmer les esprits. «Nou pou fer enn renion pou koz tou sala demain mem», affirme la députée mauve aux habitants. Certains l?écoutent, d?autres pas. Ils réclament la présence d?un représentant du gouvernement.
Des manifestants, presque personne ne connaît Philippe Celestin. Toutefois, tous sont révoltés par ce qui lui est arrivé. «Mo zenfan mars lor sa sime la tou lezour», s?écrie un habitant. Cela aurait pu arriver à n?importe lequel d?entre nous, déclarent les habitants d?une même voix.
Certaines têtes brûlées, voulant sans doute voir la situation dégénérer, lancent des pierres. D?autres reçoivent des coups de poings et des claques d?autres habitants en colère. Toutefois, vers 23 heures, après l?arrivée de la Special Mobile Force, mandée sur les lieux en renfort, la situation s?est calmée.
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