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Le parti de Ravalomana joue l?ouverture

20 décembre 2007, 00:00

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Le parti de Ravalomana  joue l?ouverture

Le parti Tiako i Madagasikara (TIM) lâche du lest. La formation politique lance un appel d'ouverture tous azimuts aux autres entités ou formations politiques. Elle module sa position après les élections communales, marquées par une défaite retentissante à Antananarivo renivohitra, pour recoller les morceaux.

«Le TIM est toujours prêt à collaborer avec les associations ou partis, simples citoyens ou maires, conseillers indépendants de bonne volonté ayant le désir de développer le pays», a lancé Yvan Randriasandratriniony, président du parti, hier à Ankorondrano, siège de la formation politique. «Le développement ne peut pas être l'?uvre d?une minorité», a-t-il poursuivi.

YvanRandriasandratriniony, entouré des autres membres du bureau politique, cherche un rassemblement autour du parti. La position fragilisée du TIM, après les élections communales, et la cinglante défaite à Antananarivo, bastion du régime, oblige la formation politique à changer de position.

Le message du parti présidentiel est clair. Il fait ainsi un pas, entre autres, en direction d'Andry Rajoelina, élu maire d?Antananarivo selon les résultats provisoires des communales du 12 décembre.

Ce dernier devient une pièce incontournable sur l?échiquier politique, compte tenu de sa victoire dans la capitale.

L?appel s?adresse également aux élus sous les couleurs «indépendants». «Parmi les maires indépendants, il existe beaucoup d?éléments du TIM. Certains d?entre eux ont déjà fait savoir leur disposition à collaborer», a déclaré Yvan Randriasandratriniony.

De l?eau dans le vin

Le président du Tim n?a pas non plus oublié le Cercle de réflexion sur Tanindrazantsika i Madagasikara (CRTIM), l'aile réformatrice du parti, composée d'éléments actifs sur le terrain. «Nous allons étudier, cas par cas leur dossier. Mais nous n?allons pas rappeler ceux qui ont dénigré le parti», a-t-il précisé.

La déclaration d?Yvan Randriasandratriniony contraste avec la position tranchée et sans concession du parti lors de son bras de fer avec le CRTIM. A l?époque, les dirigeants de la formation politique ont assuré «l?auto-exclusion des éléments du CRTIM ou encore ceux qui se présentent aux élections sous les couleurs indépendants».

Jusqu?ici, le TIM a également ignoré la mouvance présidentielle, hormis une coalition de noms lors des présidentielles du 3 décembre 2006. D'ailleurs, des partis comme le Groupe de réflexion et d?actions pour le redressement se sont montrés gênés par l'ambiguité de leur situation.

Mais la nouvelle donne politique est telle que le parti est obligé de mettre beaucoup d?eau dans son vin. Il reste à savoir si l?appel du TIM sera entendu ou non. Andry Rajoelina, l?un des destinataires de l?offre, est injoignable. Pour sa part, Jean Théodore Ranjivason, un des fondateurs du CRTIM, se montre encore évasif. «C?est une bonne chose si celle-ci est vraiment nécessaire», a-t-il dit.

L?Express de Madagascar

SUPREMATIE CONTESTEE

Ravalomanana perd de la vitesse face au TGV

Un an après un plébiscite en sa faveur pour un deuxième mandat, le Président malgache voit Antananarivo passer aux mains d?un jeune opérateur qui se dit en désaccord avec la gestion de la capitale. Signe inquiétant pour le régime dans la mesure où la population de la capitale a fait et défait les pouvoirs successifs depuis quarante ans.

Andry Rajoelina dit Andry TGV , « un fils de pub » trentenaire, a osé défier l?hégémonie du pouvoir en place. Il a remporté le scrutin municipal du 12 décembre dans la Capitale avec un score sans appel de plus de 63 % des voix, reléguant ainsi à 31 % son adversaire direct, Hery Rafalimanana, un protégé et soutenu des hautes instances duTiako I Madagascar (TIM), le parti majoritaire du pays.On le savait, la bataille serait difficile avec la débauche de moyens faite de chaque côté à la manière américaine, avec méga concerts, distribution de tee-shirts, casquettes, étalage de talk shows et de clips sur les chaînes de télé. Et pourtant, dès les premièrs décomptes de voix, le TGV a pris ses distances pour ne plus s?arrêter avec les hourras d?un électorat, surtout parmi les jeunes, qui entend désormais rompre avec la pensée unique. Cette dernière semblait, depuis la chute du précédent régime de Didier Ratsiraka en 2002, prédominer d?une manière outrageuse à Madagascar, même si le parti présidentiel possède toujours une force de frappe non négligeable.

Source : Afrik.com

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