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Conflit Gokhool ? Mohamed autour de la TEC

18 décembre 2007, 00:00

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La nomination du secrétaire de la Tertiary Education Commission (TEC) est au centre d?un conflit. Il oppose le ministre de l?Education, Dharam Gokhool au député travailliste Shakeel Mohamed.

L?un accuse le ministre de rejeter la candidature de celui qui serait le plus apte à occuper ce poste. L?autre estime que la TEC n?a pas suivi les procédures de manière satisfaisante.

C?est maintenant à Navin Ramgoolam de trancher et de trouver une solution. Hier, Shakeel Mohamed a déposé une lettre en ce sens au bureau du Premier ministre. Le député de Rivière-des-Anguilles / Souillac y a inclus plusieurs documents relatifs à la nomination du secrétaire de la TEC.

«J?ai fait comprendre dans ma lettre qu?il y a matière à intervenir et à clarifier la situation. Ce qui s?est passé est dégoûtant. Je suis révolté par la façon de faire du ministre dans ce dossier. S?il n?y a aucune suite à ma lettre, je vais réfléchir à d?autres moyens pour que justice soit faite », tonne un Shakeel Mohamed visiblement remonté par cette affaire.

Dans une déclaration à l?express hier, Dharam Gokhool reproche au député de «faire des déclarations partout pour faire croire que sa version est la bonne». Il confirme, par conséquent, qu?«il y a divergence» entre les deux hommes.

Mais que le député rouge fasse appel au Premier ministre, Dharam Gokhool n?y a aucune objection. «M. Mohamed est un député et il a ses droits et ses responsabilités.»

Au c?ur de la polémique se trouve une personne apparentée au ministre des Services pu-bliques, Abu Kasenally. Après le limogeage, en septembre, d?Anil Chiniah, secrétaire par intérim à la TEC, le poste était resté vacant.

En octobre, les procédures de recrutement démarrent par un appel à candidatures. Cinquante-quatre personnes répondent. Après une première élimination, un petit nombre de candidats est appelé pour l?interview. C?est le proche du ministre Kasenally qui est jugé le plus apte à remplir ce poste par le comité de désignation.

Selon le député Mohamed, le ministère de l?Education, par le conseil d?administration de la TEC, doit avaliser la proposition. Ce dernier refuse et demande que l?exercice soit refait.

Lundi dernier, lors de la réunion parlementaire travailliste, Dharam Gokhool et Shakeel Mohamed ont un échange de propos houleux sur le sujet. Le ministre aurait expliqué qu?il n?est pas satisfait des procédures.

<B>«Le ministre n?est pas un ?rubber stamp?» </B>

Hier, ce dernier a indiqué qu?il doit être «satisfait» du fait que les procédures sont suivies comme il le faut, mais dans ce cas précis, il ne l?est pas.«Le ministre n?est pas un rubber-stamp. C?est moi qui dois répondre au public et au Parlement lorsqu?il s?agit de la TEC. Je précise toutefois que je ne m?ingère pas dans le quotidien de cette institution. J?interviens au niveau du contrôle final et, dans ce cas précis, je ne suis pas d?accord avec la manière dont le conseil d?administration a interprété les critères et procédures», déclare le ministre.

Il précise cependant qu?il fait «abstraction de la personne recommandée. Je trouve simplement qu?il y a eu un problème quelque part ».

Shakeel Mohamed n?est pour sa part pas satisfait des explications avancées. «Si le ministre donne des raisons satisfaisantes je verrai, mais pour le moment elles ne le sont pas.»

Dans les milieux travaillistes, l?on critique le député rouge pour s?en prendre à un ministre de son propre parti. Des membres du comité exécutif du Parti travailliste espèrent même que des sanctions seront prises.

Shakeel Mohamed argue que «ce n?est pas parce que je suis travailliste que je dois dire oui à tout. Je défends les valeurs de la République et je ne peux pas accepter n?importe quoi. Ce serait ridicule que le leadership travailliste soit en colère par ma prise de position. Je ne fais qu?appliquer la philosophie du parti.»

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