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Rencontre Etat-sucriers cet après-midi

2 décembre 2007, 20:00

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Une lueur d?espoir se dessine-t-elle à l?horizon pour trouver une solution quant à la poursuite de la réforme sucrière ? A 48 heures de son départ pour le sommet de l?Union européenne (UE) ? Afrique, au Portugal, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a exprimé son intention de rencontrer les sucriers cet après-midi.

«Je compte rencontrer la Mauritius Sugar Producers Association lundi. Ce sera en fin d?après-midi», a déclaré le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l?express. Mais à hier après-midi, le Joint Economic Council (JEC) n?était pas encore au courant de la tenue de cette réunion. «Le JEC se réjouit qu?elle se tienne. Toutefois, c?est à regretter qu?il n?y ait pas eu cette rencontre bien plus tôt. C?est une rencontre d?extrême importance pour le pays. Car il est important qu?il y ait un accord entre l?UE et le gouvernement. Sinon, les conséquences seront désastreuses pour le pays», explique Jacques de Navacelle, président du JEC.

Car l?UE a menacé de ne pas décaisser les fonds des mesures d?accompagnement si les engagements pris par Maurice au sujet de la réforme ne sont pas respectés d?ici le 31 décembre. Les sucriers, eux, misent sur cette rencontre car depuis plusieurs semaines, l?Hôtel du gouvernement et la Plantation House n?arrivaient pas à trouver un terrain d?entente.

Fermeture de sucreries retardée

La MSPA avait fait parvenir ses nouvelles propositions au gouvernement le 19 novembre. Elle a proposé qu?aucune nouvelle centrale du privé ne voie le jour dans l?immédiat. Pour la MSPA, cette proposition devrait représenter une solution aux contraintes du CEB d?accommoder de nouveaux opérateurs sur le réseau. Car le CEB a maintenu que son réseau est saturé jusqu?à 2009-2010.

La MSPA s?est aussi montrée disposée à retarder la fermeture des sucreries Union St-Aubin et Deep-River-Beau-Champ. Car «cela n?empêchera pas l?essentiel de la réforme de se faire» et que les distilleries et raffineries préconisées dans la Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS) ? document qui définit les axes de la réforme sucrière.

Concernant l?actionnariat dans les centrales thermiques, la MSPA a proposé que les petits planteurs, les employés de l?industrie sucrière et toute entité du gouvernement, CEB et autres, puissent détenir jusqu?à 30 % du capital, excluant la part qui revient aux partenaires stratégiques. Mais le gouvernement serait plutôt en faveur d?un actionnariat à hauteur de 40 %. Les modalités pour déterminer le taux de l?actionnariat restent à être fixées. Les sucriers exigent que le transfert se fasse contre paiement. Mais l?Etat n?est pas du même avis, surtout en raison du montant des profits réalisés par le privé.

Concernant les quelque 1 500 à 2 000 arpents de terre à être mis à la disposition du gouvernement, l?Etat est d?avis que ces terrains doivent lui être alloués sans aucune condition. La MSPA avait proposé que l?ensemble des producteurs sucriers transfère 2 000 arpents dont une contribution de 1 500 arpents à l?Empowerment Programme et un deuxième transfert de 500 arpents au gouvernement à des conditions à être agréées mutuellement.

L?autre macadam porte sur la vente de terres aux métayers de l?industrie sucrière. Le gouvernement a demandé aux trois propriétés sucrières qui ont loué des terres dans le passé, selon un système de métayage, de vendre ces terres à leurs locataires actuels. L?argument gouvernemental est que ces petits planteurs ont transformé les terres improductives en terres fertiles. Au total, environ 3 600 arpents de terres sont concernés par cette question.

Ces divergences entre la Plantation House et l?Hôtel du gouvernement devraient être réglées pour que le décaissement de la tranche variable par l?UE, qui s?élève à environ Rs 200 millions, puisse se faire. Le décaissement de ce montant dépend notamment de la fermeture de trois usines, cette année, dans le cadre de la centralisation, du Voluntary Retirement Scheme pour 1 500 employés du secteur sucre, de la formation et du recyclage professionnel de 1 500 employés.

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