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Les accusations contre Yatin Varma retirées

2 décembre 2007, 00:00

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L?avocat parlementaire, Yatin Varma, a retrouvé le sourire. Les allégations de trafic d?influence dont il faisait l?objet ont été retirées. Le Directeur des poursuites publiques (DPP) a fait savoir, cette semaine, qu?il ne comptait pas donner suite à l?enquête initiée par l?Independent Commission against Corruption (ICAC). Le DPP a, en effet, fait savoir cette semaine qu?il prendrait « no further action ». La commission anti-corruption a, à l?issue de son enquête, recommandé un non-lieu. Il s?agirait, selon cet organisme, davantage d?un problème d?ordre éthique que d?un délit pénal.

Sollicité pour un commentaire, YatinVarma a indiqué : « Je ferai une déclaration en temps et lieu. » Pour lui, cette « affaire » n?en est pas une. Yatin Varma avait été contraint de démissionner de la présidence du comité parlementaire sur l?ICAC, après que des allégations de trafic d?influence avaient été formulées contre lui à l?ICAC. Une enquête en ce sens a aussitôt été initiée. Il était reproché à l?avocat parlementaire d?avoir fait parvenir une lettre à un ministère pour proposer ses services. L?homme de loi souhaitant être employé en tant que conseiller légal d?un organisme parapublic tombant sous la tutelle de ce ministère. L?affaire fait même l?objet d?une interpellation au Parlement.

<B>« Pas de preuves suffisantes »</B>

Alors que l?avocat parlementaire expliquait n?avoir envoyé qu?une seule lettre, une deuxième lettre est rendue publique. Une copie de cette correspondance, adressée au Medical Council, est même reproduite par Paul Bérenger, lors d?une de ses conférences de presse.

Étrangement, les enquêteurs de l?ICAC ne parviendront jamais à mettre la main sur l?original, expliquant que le document aurait été perdu.

Les enquêteurs de la commission anti-corruption ont, par ailleurs, consulté les autres organismes qui ont retenu les services de Yatin Varma en tant que conseiller légal. Et il a été établi que son embauche avait été avalisée par le conseil d?administration. « L?enquête a été menée comme il se doit. Nous n?avons cependant pas pu réunir de preuves suffisantes pour donner suite à cette affaire. Rien ne nous permet de dire qu?il y a bel et bien eu trafic d?influence », laisse entendre un enquêteur de l?ICAC, proche du dossier. Et d?ajouter que les sollicitations de Yatin Varma relèvent davantage de l?éthique que du délit.

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