Publicité
Marguerite Woodstock-Riley, au nom des femmes
Par
Partager cet article
Marguerite Woodstock-Riley, au nom des femmes
Promouvoir la femme, entretenir l?espoir pour toutes celles qui sont victimes de discrimination et de violence, c?est le combat de Marguerite Woodstock-Riley. Rencontre avec cette avocate, qui est aussi la présidente de Soroptimist International en Grande-Bretagne et en Irlande.
Favoriser les droits humains, plus particulièrement ceux de la femme. C?est le combat de Marguerite Woodstock-Riley. La quarantaine et toujours souriante, Marguerite est actuellement en vacances à Maurice. Mais dans sa vie de tous les jours, elle occupe un poste très important : la présidence de Soroptimist International en Grande-Bretagne et en Irlande. Et son but, en tant que chef de cette organisation, est de développer le sens de l?amitié et le sentiment d?unité entre les Soroptimist de tous les pays. Elle souhaite aussi maintenir vivant l?esprit de service et la compréhension humaine.
Procureur et mère d?une fille de 20 ans, Marguerite a été inspirée dans cette voie par sa mère. En effet, Ena Woodstock a été la première femme juge en Jamaïque et elle a également été membre de Soroptimist dans les années 60. Ainsi, Marguerite s?est lancée dès son jeune âge dans le social, notamment pour l?amélioration des conditions de vie des classes les moins favorisées. Dans son adolescence, Marguerite était aussi une fille sage et brillante. Elle a décroché le Commonwealth Scholarship au collège.
Aujourd?hui femme de conviction, l?avocate sait gérer parfaitement sa vie privée, professionnelle et sociale. Elle affirme même avoir obtenu tout ce qu?elle a voulu dans sa vie et révèle le secret de son succès : « I believe in trying and I can do anything I put my mind in. » Et les mots-clés pour définir sa personnalité, selon elle, sont « awareness, advocacy, action, professional with a social conscience ».
Même si son combat principal est celui de promouvoir le statut de la femme, Marguerite Woodstock-Riley veut également contribuer à l?entente internationale et à l?amitié universelle. Malgré toutes les responsabilités qui pèsent sur elle, l?avocate dégage une énergie exceptionnelle. Elle veut être une voix d?espoir pour toutes les femmes qui sont victimes de discrimination et de violence. Son plus grand souhait est d?encourager plus de femmes à rejoindre cette organisation mondiale interprofessionnelle, non politique et non confessionnelle qu?est Soroptimist. « Les femmes ne sont pas concientes de ce que Soroptimist peut faire. En rejoignant cette organisation, elles peuvent changer les choses? », avance Marguerite.
Pour infos, Soroptimist International a été fondé en 1921 et compte actuellement près de 95 000 membres dans plus de 125 pays. « Sans cette organisation, je ne serais pas la personne que je suis aujourd?hui. Soroptimist International est, à l?heure actuelle, la principale organisation mondiale de service féminin. En tant qu?organisation non gouvernementale, il a le statut consultatif auprès des Nations unies. J?ai eu la chance de faire la connaissance de plusieurs personnalités à travers Soroptimist International et à chaque rencontre, j?essaye de convaincre ces personnes de nous rejoindre », explique Marguerite.
Restaurer la dignité humaine
Et qu?en est-il des activités de cette organisation ? En fait, il y a plusieurs activités organisées dans différents pays chaque année et tous les quatre ans. Tous visent à encadrer les femmes afin qu?elles aient une vie plus stable. De 1999 à 2003, en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge, Soroptimist International avait lancé le projet Limbs for Life qui avait fonctionné en Afghanistan, en Angola et en Géorgie pour aider les victimes des mines antipersonnelle.
Depuis 2003, le projet Women Survivors of War ? Femmes survivantes de la guerre ? est en cours. Pour Marguerite, ce projet, qui a été décidé par la Convention Soroptimist International de 2003, est l?une de ses priorités. « Il a pour but d?aider plus de 1 200 femmes réfugiées de Bosnie, d?Afghanistan et du Rwanda », explique-t-elle. Les objectifs de Femmes survivantes de la guerre sont de restaurer la dignité humaine aux victimes des mines antipersonnelle, de les aider à réintégrer la société et à vivre une vie de famille normale.
Ce projet veut aussi permettre à des enfants de retourner à l?école et de jouer comme tous les autres enfants du monde. Une bien noble cause à laquelle se dévoue Marguerite Woodstock-Riley?
A. P.
Publicité
Publicité
Les plus récents