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Adieu émouvant à Erick Brelu Brelu
«Tu as voulu partir avec un lourd fardeau sur le c?ur.» L?émotion était palpable hier à l?église de l?Immaculée Conception à Port-Louis où le père Robert Jauffret, curé de la paroisse de La Visitation, Vacoas, qui a connu Erick Brelu Brelu pendant des années, a lu l?évangile avant de prononcer l?homélie funèbre. L?ancien rédacteur en chef de La Vie Catholique, âgé de 47 ans, avait disparu mercredi et avait été retrouvé samedi au fond du ravin de pont Colville Deverell.
C?est suite à une déposition concernant sa disparition au poste de police de Trou-Fanfaron en début de soirée de jeudi qu?une vaste opération de recherches a été effectuée. Le soir même des éléments de la Special Mobile Force, ceux de la Special Supporting Unit avec le concours du chien renifleur sont descendus sur le terrain. Les recherches étaient concentrées aux environs du bureau de La Vie Catholique à la route Nicolay, Port-Louis, sur la berge de la rivière Latanier et des bois avoisinants. Celles-ci qui avaient repris le lendemain n?avaient rien donné.
C?est en fin d?après-midi de samedi que des policiers de Moka ont fait la découverte macabre. Des éléments du Groupe d?intervention de la police mauricienne s?étaient rendus sur place pour retirer le corps de ce ravin.
C?est Patrick Brelu Brelu, le frère de la victime, qui a fait cette déposition de «missing». Dans sa déposition, il évoque la démission de son frère comme rédacteur de La Vie Catholique mercredi. Ce jour-là, dit-il, Erick Brelu Brelu s?était rendu à son bureau pour soumettre sa démission avant de restituer la clé de sa voiture de fonction. Patrick Brelu Brelu, tout comme les autres proches de la victime, disent ignorer la motivation de cette démission.
<B>«Tu n?aimes pas l?injustice»
Outre les témoignages de son épouse, Gilberte entourée de ses trois enfants Jérémie, David et Sarah, qui a évoqué le souvenir d?Erick comme un mari et un père attentionné et attaché à la valeur familiale, ses s?urs et autres proches, de même que d?autres témoignages de ceux venus surtout d?Australie n?ont pas manqué de susciter l?émotion pour celui qui était affectueusement appelé «Petch» par ses proches.
Un des témoignages qui a captivé toute l?assistance hier après-midi est celui d?un ami qu?Erick a connu pendant deux années au sein de la Jeunesse indépendante chrétienne à Paris. Dans un long témoignage il déclare : «Petch, tu n?aimes pas l?injustice et la basse politique. Tu en as été maintes fois victime. Tu vivais mal ces multiples poisitions que l?on te demandait de prendre. Tu ne pouvais pas être un acteur de ces petites manipulations. Tu préférais quelque part le rôle d?observateur critique, celui de journaliste. Mais, là aussi, tu as connu beaucoup de déceptions. Tu ne comprenais pas certaines méthodes, certaines politiques?»
<B>«Je préfère ne rien dire pour le moment»
Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer qui a autopsié le cadavre, a attribué le décès à une fracture du crâne et une dislocation au niveau du cou. La police a récupéré sur la victime, sa carte d?identité, son téléphone cellulaire et des pièces de monnaie.
Le vicaire général, Jean Maurice Labour, interrogé par l?express à l?issue de la cérémonie, sur le contenu de la lettre de démission d?Erick Brelu Brelu a simplement dit : «Je préfère ne rien dire sur cette affaire pour le moment.»
La cérémonie funèbre a été cocélébrée par le père Henri Souchon avec une dizaine de prêtres du diocèse. Après la cérémonie, la dépouille a été conduite au cimetière de St-Jean, Quatre-Bornes pour l?inhumation.
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